La rétro sport auto 2005

Eurosport sur Google

Nous avons choisi pour vous le meilleur pilote auto 2005, la meilleure voiture, le plus beau grand prix, le débutant de l'année, le patron d'équipe, le fiasco, l'exploit, le record, le dépassement, le tour. Bref, voici ce qu'il faudra retenir de 2005 en s

Eurosport

Crédit: Eurosport

LE PILOTE : SEBASTIEN LOEB
Un deuxième titre WRC orné de dix victoires en seize rallyes. Le Français a complètement éteint le favori autoproclamé Petter Solberg (Subaru), qui avait promis de tout écraser en gagnant dix fois en 2005. Bien servi par le nouveau pneu terre "magique" de Michelin à partir du Rallye de Nouvelle-Zélande, le pilote de la Citroën Xsara a aligné six impressionnante victoires sur cette surface, surpassant la passe de quatre de Timo Salonen (Peugeot) en 1985. Mais "Seb", encore au dessus de la meute au Monte-Carlo, aura marqué les esprits au delà de son propre sport en refusant victoire et titre mondial dans les circonstances du décès accidentel de Mickael Park, co-pilote de Markko Märtin chez Peugeot, au Rallye de Grande Bretagne.
Pilote à l'ancienne, il a aussi varié les plaisirs en prenant le risque de participer à une épreuve atypique pour lui, les 24 Heures du Mans, avec Pescarolo Sport. Il a également pu mesurer sa cote de popularité dans un Stade de France saluant en délire sa victoire à la Race of Champions.
LA VOITURE : R25
Une monoplace extrêmement rationnelle et une parfaite réponse au règlement de la Formule 1 2005, qui imposait de rechercher le meilleur compromis dans tous les domaines et d'être prêt dès le premier grand prix, ce que n'ont pas compris McLaren et Mercedes. Renault a réussi le tour de force d'imposer sa voiture au championnat Constructeurs avec un excellent châssis dessiné par Tim Densham, passé maître dans l'art de chasser les kilos superflus, sur lequel ont été greffées différents kits de carrosserie suivants les circuits. La leçon suprême a été administrée par les motoristes de Viry-Châtillon, qui n'ont jamais cédé à la tentation de la toute puissance. Ils en ont gardé sans arrêt sous le capot afin de ne jamais casser un seul bloc en course. La sanction -absolument cinglante- est arrivée en Chine, où pas moins de 40 chevaux supplémentaires étaient injectés dans le V10. Plus que pour toute une saison normale !
LE GRAND PRIX : JAPON
Palpitant. Tout juste chmapion, Fernando Alonso (Renault) tient sa promesse en attaquant comme un damné. Il s'offre le scalp de Michael Schumacher (Ferrari) sur une attaque culottée dans le redoutable "130R", une séquence de 13 secondes à 320 km/h, avant la chicane. L'Allemand, repassé devant par le décalage des ravitaillements, ne peut une nouvelle fois résister au harcèlement de l'Ibère et ouvre la porte à la sortie d'une chicane mal négociée. Rares sont ceux qui peuvent se targuer d'avoir passé deux fois le "Baron rouge" dans la même course. Parti 17e, Kimi Räikkönen a passé en revue le peloton pour faire craquer Giancarlo Fisichella (Renault) à l'attaque du 53e et dernier tour. Sensationnel !
LE DEBUTANT : TIAGO MONTEIRO
L'Italien de Red Bull Vitantonio Liuzzi engagé seulement sur quatre grands prix et pour tout dire un peu décevant, le Portugais a facilement remporté la palme. Avec la concurrence de son piètre co-équipier de Jordan, Narain "la toupie" Karthikeyan, ou des rookies de Minardi Robert Doornbos, Christijan Albers et Patrick Friesacher, le francophile Lusitanien n'avait pas une tâche insurmontable. Il l'a remplie avec un invariable brio : son sérieux en piste a été récompensé par 18 arrivées sur 19 possibles, et un podium, à Indianapolis.
LE PATRON D'EQUIPE : GUY FREQUELIN
Le patron de Citroën Sport n'a rien du personnage bourru que pourrait suggérer son surnom de "Grizzly". Beaucoup de managers auraient tout passé par la fenêtre, et le pilote avec, en voyant revenir la dépanneuse avec toujours la même épave. Ancien pilote, le boss de Satory n'a pas condamné François Duval. Une mise à pied décidée pour deux rallyes (retour de Carlos Sainz), le temps de réfléchir et de trouver un nouveau navigateur, a été la réponse juste aux frasques du Belge. Cadré, responsabilisé, ce dernier a remporté son premier rallye en Mondial, en Australie. Merci qui ?
LE FIASCO
Le Grand Prix des Etats-Unis. Une chicane installée dans le virage relevé N.13 aurait pu tout arranger, Michelin refusant de transiger avec la sécurité suite à l'éclatement non élucidé d'un pneu sur la Toyota de Ralf Schumacher le vendredi. Tous les clients Michelin sont rentrés garer leurs voitures à la fin du tour de formation, offrant une course de six monoplaces au public d'Indianapolis. Un vaste gâchis.
LA PROGRESSION : TOYOTA
Recruter l'un des meilleurs directeurs techniques du paddock peut tout changer. Mike Gascoyne mérite ses 8 millions de dollars de salaire. Arrivé fin 2003, l'Anglais s'était attelé à la conception de la TF105. Sa première Toyota a été une réussite. A la place du milieu de grille, l'écurie japonaise s'est offert deux pole positions avec Jarno Trulli et Ralf Schumacher, des podiums et même des occasions de gagner.
LE DEPASSEMENT : FERNANDO ALONSO
Michael Schumacher n'est pas du genre à se laisser croquer sur un coup de klaxon. Il fallait y aller avec les "corones" pour passer l'Allemand dans le "130R", à Suzuka, où l'on compte les vrais dépassements sur les doigts d'une main depuis l'arrivée du Grand Prix du Japon, en 1987.
L'EXPLOIT : TOM KRISTENSEN
Intégrer Tom Kristensen dans son team aux 24 Heures du Mans c'est déjà s'assurer un tiers de fiabilité dans l'équipage. Car le Danois a le don de ne causer aucun problème sur les 13.6 km du Circuit de la Sarthe, quelque soit les conditions de piste et les dispositions de sa monture, une Audi R8, encore, cette année. 2005 l'a consacré "Monsieur Le Mans" par une 7e victoire en neuf participations. Le légendaire Jacky Ickx est à une longueur.
LE RECORD : SEBASTIEN LOEB
Ça n'avait jamais été réalisé et on n'avait même jamais songé qu'un pilote pouvait remporter toutes les spéciales d'une manche du championnat du monde. Tout frais couronné, Sébastien Loeb avait promis de se lâcher pour se faire plaisir d'entrée, sans round d'observation, et régaler son public, devant lequel il n'avait jamais gagné. 12 scratchs sur 12, sans compter le shakedown ! "Super Seb" et son co-pilote Daniel Elena étaient en symbiose totale avec leur Xsara et l'asphalte corse.
LE TOUR : MICHAEL SCHUMACHER
Claquer un temps le coude à la portière, avec la meilleure voiture, Michael Schumacher sait faire. Mais avec sa F2005, l'Allemand doit se dépouiller depuis le début de la saison pour cacher sa misère pneumatique. Et même sur les boulevards de Monza, chez lui, il est 'à la rue'. Une seule solution : rouler avec peu d'appuis aéro et prendre sur soi. C'est ce qu'il fait à la limite de tout ce qui est imaginable à la 41e minute des essais libres 3 du Grand Prix d'Italie. Le "Tempio della velocita" vit un grand moment : le champion est à l'attaque totale, proche de la sortie de piste absolument partout. En haut des bordures de la première chicane, presque dans l'herbe de la Roggia, plus tout à fait sur la piste ni dans le décor du Lesmo 2... Il violente la rossa comme un kart dans Ascari et rattrape encore miraculeusement l'arrière, puis perd presque l'avant dans la Parabolica, où il était sorti la veille. 1:22.728, c'est 0.175 sec plus rapide que la McLaren de Juan Pablo Montoya, le futur vainqueur. Schumi. De la rage. De l'orgueil.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité