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L'ombre de De Colo
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Publié 03/09/2011 à 19:36 GMT+2
Nando De Colo connait un début d'Euro 2011 très compliqué en attaque. Peu utilisé lors des deux premiers matches, il a un peu relevé la tête face à l'Allemagne avec une bonne prestation en défense. Mais son apport offensif reste largement en-deçà de ce que l'on peut espérer de cet attaquant racé.
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Nando De Colo est toujours le même quand il se présente devant la presse. Posé, réservé, voire même timide. Cette facette de son caractère, on la connaît. C'est sa personnalité. Le problème, c'est que l'arrière de Valence est tout aussi discret sur le parquet depuis le début de l'Euro 2011. Un coup d'oeil sur ses statistiques permettent de vite s'en rendre compte : 3 points, 1 rebond et 0,3 passe sur les trois premiers matches ! Des moyennes bien loin de ce que l'on est en droit d'attendre d'un tel talent offensif. "Ca va, ça va !, glisse-t-il sur un ton nonchalant qui en dit long sur son état d'esprit. "Je n'ai pas le même rendement que pendant la préparation mais ce n'est pas bien grave. Le plus important, c'est l'équipe", concède-t-il en bon soldat.
Pendant la préparation, Nando De Colo, attendu comme le shooteur tricolore pendant cet Euro, avait alterné le bon et le moins bon. Hors du coup face à l'Espagne (2 pts), il avait trouvé ses marques ensuite avec notamment une grosse performance face à la Bosnie (18 pts). Après deux premières campagnes mitigées en bleu, on pensait qu'il avait enfin réussi à s'affirmer pour reproduire ses performances en club et s'installer comme un sixième homme de luxe avec la sélection. Mais depuis l'arrivée à Siauliai, c'est un fantôme en attaque. "C'est une question d'opportunités", se défend l'arrière de Valence. Il se cache aussi un peu derrière les performances de ses coéquipiers extérieurs pour justifier ses prestations moins séduisantes : "Des gars comme Nico (ndlr : Batum) et Mike (Gelabale) rentrent leurs shoots. C'est très bien. Quand ce sera à moi, je le ferai. Mais pour l'instant, ça se passe bien comme ça. Donc, ça va."
Il attend son heure
A sa décharge, Nando De Colo est baladé aux trois postes extérieurs. Vendredi face à l'Allemagne, l'ancien Choletais, nourri au jeu de la Liga ACB depuis trois ans, est ainsi passé à la mène à la place d'Andrew Albicy pour soulager Tony Parker. Comme au Mondial 2010 où il n'avait pas pleinement assumé son statut de meneur en l'absence de TP. Mais il refuse de se cacher derrière ces excuses pour expliquer sa léthargie offensive. "En équipe de France, je m'attends à jouer à tous les postes. Durant la saison à Valence, j'ai alterné du poste 1 au poste 3 donc ce n'est pas un souci. J'arrive à m'adapter assez vite", plaide-t-il. Décidé à ne pas casser sa carapace, il reconnaît toutefois faire quelques sacrifices. Lui, l'avaleur d'espaces en attaque, qui bille habituellement par sa capacité à agresser le cercle, se concentre sur la défense, où il a progressé.
"Ce n'est pas évident. Mais on est là pour l'équipe de France, nous ne sommes pas là pour briller individuellement, avoue celui qui avait terminé quatrième meilleur scoreur de l'Euro des moins 20 ans en 2007. Si je voulais seulement scorer, je ne serais pas forcément bien dans ma position mais là je m'adapte à ce que le coach demande. "Pour le moment, Vincent Collet se dit d'ailleurs satisfait de son rendement : "Je trouve qu'il a été très bon dans les aspects défensifs et en relais de Tony à la mène. Il a fait preuve d'énergie et d'abnégation", s'explique le sélectionneur tricolore. Son temps de jeu (13 minutes de moyenne) démontre toutefois qu'il y a bien un petit souci. Pour permettre de faire souffler le cinq et aller le plus loin possible, l'équipe de France aurait pourtant bien besoin du Nando De Colo des bons joueurs. Celui qui performe en attaque.
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