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Publié 06/09/2011 à 22:06 GMT+2
Balayée l'été dernier, la France retrouve la Turquie dans un contexte bien différent. Renforcés par Tony Parker et Joakim Noah et sur leur lancée, les Bleus veulent prendre leur revanche sur le revers cinglant du Mondial. Histoire d'assurer pratiquement leur qualification pour les quarts de l'Euro.
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Comme on se retrouve. Ce n'est pas un huitième de finale mais cela y ressemble. Un an après la claque reçue en huitièmes du Mondial 2010 (95-77) à Istanbul, la France retrouve la Turquie. Après leur beau parcours à Siauliai - terminé par cinq victoires en cinq matches -, les Bleus arrivent en pleine confiance mais ne veulent pas s'arrêter en si bon chemin. Il faut le plus vite possible décrocher cette victoire qui "devrait suffire", dixit Vincent Collet, pour leur assurer les quarts de finale. Malgré l'emballement médiatique depuis la victoire face à la Serbie, les Tricolores tentent de conserver les pieds sur terre : "Il faut garder la tête froide, prévient Joakim Noah. Si les Serbes mettent le panier à la fin qui est assez facile, on n'est pas favoris. Il faut aussi remettre les choses en perspective."
Le risque de relâchement est toutefois assez faible pour ces matches à Vilnius. Les Bleus savent à quoi s'attendre. L'enjeu est énorme, les adversaires aussi (Espagne, Turquie, Lituanie). Surtout, ce premier match face aux Turcs a un goût particulier pour nombre de Français. Certains ont encore la joue un peu rouge suite à la gifle du Mondial 2010. Tous ont à coeur de remettre les choses à leur place. "Il y a un sentiment de revanche, concède Ali Traoré. Forcément, on prend ce match comme un huitième de finale." La Turquie, "c'est un mauvais souvenir l'an passé", enchaîne Vincent Collet. Il ne faut toutefois pas s'y tromper, la donne a bien changé en un an.
"Plus forts et plus costauds" que l'an passé
Le début de l'Euro avec un parcours parfait pour l'équipe de France et deux défaites pour la Turquie (Lituanie et Pologne) va dans ce sens. Le contexte surtout n'a plus rien à voir. L'été dernier, les Turcs, qui ont terminé la première phase par une victoire surprenante face à l'Espagne privée de Pau Gasol, jouaient chez eux, devant un public bouillant qui les a portés jusqu'en finale face aux Etats-Unis. "Ils n'ont plus la frénésie qui accompagnait leur parcours l'année passée", souligne Collet. "Nous ne sommes plus à Istanbul", renchérit Nicolas Batum. Si Hedo Turkoglu et Ersan Ilyasova sont toujours là, les Turcs, renforcés à l'extérieur par le naturalisé Emir Preldzic, présentent toutefois toujours cette équipe solide qui peut s'appuyer sur des grands gabarits malgré l'absence de Gonlum et Erden. Enes Kanter, la jeune perle du basket turc, est ainsi venue renforcer la raquette avec une certaine réussite depuis le début du tournoi (10,2 points).
Mais c'est surtout la France qui semble avoir changé de dimension. Tony Parker et Joakim Noah sont venus renforcer le groupe. Kevin Seraphin aussi. Résultat, les Bleus présentent les armes pour contrer la puissance turque sous le cercle. "On est plus fort. Joakim et Kevin sont plus costauds", annonce Batum. "Collectivement et mentalement, on est mieux", confirme Ali Traoré. Très prudent avant ce match, Vincent Collet, qui souhaite terminer dans les deux premiers du groupe pour "éviter la Slovénie et la Russie", espère que son équipe gardera son état d'esprit irréprochable et retrouvera son intensité défensive, un peu défaillante par séquences lors des derniers matches. Le chemin des quarts passe par là. Et par la Turquie.
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