Les Bleus en balade

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L'équipe de France a parfaitement entamé le tournoi de Strasbourg en atomisant l'Autriche (98-57). Les Bleus ont fait la différence dans le deuxième quart temps (33-9). Joakim Noah (16 pts, 9 rebonds) et Nando De Colo (16 pts, 6 passes) ont été les meilleurs Bleus. Tony Parker a inscrit 9 points.

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Crédit: Eurosport

Que les Bleus offrent à leur nouveau sélectionneur Vincent Collet une première victoire en match officiel était entendu avant même le coup d'envoi. En basket, l'Autriche n'est qu'une nation mineure qui bataille en deuxième division avec des joueurs issus de clubs comme les Kapfenberg Bulls.
Pour voir un vrai Bull, de Chicago, il fallait se tourner du côté du banc français qui, outre Joakim Noah, proposait six autres joueurs NBA. "L'Autriche n'a sans doute jamais rencontré une équipe aussi forte, une des meilleures d'Europe", expliquait le sélectionneur autrichien Neno Asceric, ancien joueur du Mans, où son entraîneur était un certain Vincent Collet.
Gagner était donc un minimum et les Bleus ont fait la différence dès les premières minutes (42-16, 17e). Restait à y mettre un zeste de manière. Sachant que tout ne saurait être au point. Mais aussi que le premier match des repêchages, le 5 août à Cagliari face à l'Italie, approche déjà à grands pas.
Béquille pour Parker
Sans Mamoutou Diarra, touché à un orteil, ni Ali Traoré et Joseph Gomis, les Bleus ont proposé quelques belles séquences offensives. Mais difficile de tirer des vrais enseignements vu la faiblesse de l'opposition. Au niveau individuel, Noah, qui quittera le groupe dimanche sur demande de son club, va laisser des regrets, tant le pivot des Bulls déborde d'activité (16 points et 9 rebonds en 17 minutes) et offre des perspectives inédites à l'intérieur, où Johan Petro s'est aussi beaucoup amusé (12 points, 8 rebonds).
Alors que De Colo et Batum ont assuré aux ailes (16 et 8 points), Tony Parker a joué, lui, douze minutes de suite, pour 9 points et 2 passes, avant de sortir, définitivement, victime d'une béquille à la cuisse droite. Une absence a priori sans gravité et sans conséquence sur l'issue de la partie. Mais qui n'arrangeait évidemment rien dans la mise en place d'un collectif qui espère que la Belgique samedi et la République tchèque dimanche lui donneront un peu plus de grain à moudre. Car les Italiens, dans deux semaines, ne ressembleront en rien aux enfants de choeur autrichiens de vendredi.
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