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Parker : "Notre dernière chance"

Parker : "Notre dernière chance"

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 24/09/2010 à 12:52 -
Par Eurosport - Le 24/09/2010 à 12:52
De passage à Paris, Tony Parker a évoqué avec nous ses prochains défis. Après une saison difficile avec San Antonio, il a travaillé comme jamais pour rebondir. Dans sa ligne de mire, une "dernière chance" de titre avec Duncan et Ginobili mais aussi l'Euro 2011 avec les Bleus. Et TP rêve déjà des JO.

TONY PARKER, cet été, vous avez suivi l'équipe de France de l'extérieur lors du Mondial. Qu'avez-vous pensé de son parcours en Turquie ?

T.P. : C'est toujours dur de louper un championnat du monde. Je les ai suivis de près. L'équipe était bien partie. Ensuite, ils ont eu des difficultés. Du coup, on se tape les Turcs en 8e de finale. Chez eux, c'était dur. Donc c'est sûr qu'on peut avoir des regrets. Mais, en même temps, avec les joueurs à leur disposition - les joueurs du banc on va dire -, ils ont quand même été pas mal.

Comment avez-vous vécu votre absence ?

T.P. : Ça m'a fait un petit pincement au coeur. Ça m'a fait bizarre de ne pas être avec l'équipe de France. Mais bon, c'est politique... Il s'est passé pas mal de choses avec les Spurs donc il fallait que je choisisse. Mais je pense que ça portera ses fruits à l'avenir parce que, cet été, je me suis bien reposé. J'en ai profité pour bien me remettre d'aplomb et enchaîner les cinq ou six prochaines années car il y a de grosses échéances qui arrivent avec l'équipe de France et une grosse saison pour moi l'année prochaine.

Vous avez d'ailleurs déjà annoncé que vous serez là pour l'Euro 2011 avec Ronny Turiaf et Joakim Noah...

T.P. : Je pense que tout le monde sera là. C'est une grosse compétition. En plus, c'est important dans l'optique des Jeux Olympiques. Ce serait de sympa de voir ce que peut faire cette équipe de France au complet. Mais l'objectif numéro 1, ce sont les JO 2012. Depuis que j'ai commencé ma carrière, je les ai déjà loupés deux fois. J'aimerais bien disputer au moins une fois les Jeux Olympiques. C'est un rêve.

Joakim Noah est-il le maillon qui manque en équipe de France ?

T.P. : C'est clair que Joakim pourrait beaucoup nous aider. C'est un intérieur qui est très, très performant en NBA. Au niveau international, il pourrait nous être très utile. J'espère que tout se passera bien pour la signature de son contrat et qu'il sera tranquille l'an prochain pour jouer avec nous.

Avant cela, il faudra rebondir après une saison difficile à San Antonio...

T.P. : C'est vrai que j'ai eu pas mal de petites blessures (au pied, à la main et à la cheville, ndlr). Je pense que c'était un signe. Mon corps m'a dit stop car j'ai enchaîné durant toutes ces années avec la NBA et l'équipe de France. Depuis mes 14 ans, j'ai joué 11 étés sur 13. C'est pour ça que j'ai décidé de me reposer cette fois pour mieux rebondir pour les prochaines années.

Comment vous-êtes vous préparé ?

T.P. : Je me suis reposé pendant deux mois et demi mais, ensuite, j'ai beaucoup travaillé. Je n'ai jamais travaillé comme ça durant l'été. C'est la première fois de ma carrière que je travaille autant sur mon jeu et que je fais autant de musculation pour être prêt et éviter ces petites blessures bêtes qui surviennent lorsque tu es fatigué.

Avez-vous l'impression d'avoir encore progressé ?

T.P. : Oui, oui. Ça va repartir. Là, je suis bien. Je suis vraiment motivé pour la saison qui arrive.

Pour vous, cette nouvelle saison sera cruciale...

T.P. : C'est ma dernière année de contrat donc il va falloir faire une grosse saison. Mais je ne veux pas trop perdre mon temps à penser à ces choses-là. Quand tu y penses trop, tu n'es pas performant. Je vais plus me concentrer sur le fait qu'il faut que l'on joue bien avec les Spurs. Il faut qu'on redevienne une tête d'affiche parce que, l'année dernière, on n'a vraiment pas fait une grosse saison (San Antonio avait été éliminé en demi-finale de Conférence Ouest, ndlr). Avec les nouveaux joueurs qui sont arrivés et le fait que moi, Manu (Ginobili) et Tim (Duncan) n'avons pas joué avec nos équipes nationales, j'espère qu'on sera là tout de suite et qu'on réussira un gros début de saison.

On vous avait pourtant annoncé avec insistance à New-York...

T.P. : Ce sont des rumeurs. Je ne peux pas les contrôler. Quand il te reste un an de contrat, tout le monde va parler. Tony va aller ici, Tony va aller là... Je ne peux rien faire contre ça.

Que peut apporter Tiago Splitter aux Spurs ?

T.P. : Je pense qu'il va beaucoup nous apporter. C'est un joueur très intelligent. Il a gagné des titres en Europe donc il sait ce qu'il faut faire pour gagner. Grâce au fait de jouer avec Tim Duncan, je pense qu'il aura moins de pression. La pression sera sur Duncan, Ginobili ou moi. Lui sera plus libre pour faire ce qu'il veut et il aura du temps pour apprendre.

Est-ce que c'est la dernière aventure pour ce trio Parker-Ginobili-Duncan ?

T.P. : Oui. Personnellement, je pense que ce sera notre dernière vraie chance de gagner un titre. Duncan vieillit... C'est notre dernière chance.

Quel regard portez-vous sur le départ de LeBron James à Miami ?

T.P. : C'est toujours difficile. Quoi qu'il fasse, on savait qu'il y aurait eu des gens qui n'auraient pas été pas contents. C'est vrai que j'aurais bien aimé le voir à New York. Ça aurait pu être sympa. Miami, c'est pas mal aussi. Mais ils ne sont pas encore champions. Il y a de bonnes équipes à l'Est avec Boston, Chicago ou Orlando. Ça va être une Conférence relevée.

Selon vous, le Heat pourra-t-il battre le record de victoires des Bulls de Michael Jordan (72 victoires en 1996) ?

T.P. : Non. C'est un record qui va être très dur à battre...

Cette saison, on pourra aussi voir beaucoup de Français en NBA...

T.P. : C'est sympa. Il y a de plus en plus d'Européens, de plus en plus de Français. On sera 13 ou quelque chose comme ça. C'est bien pour le basket français. Ce sera intéressant de suivre Rodrigue Beaubois (à Dallas). Sinon, je vois bien Nicolas Batum (Portland) faire une grosse saison.

Pour suivre votre saison, on pourra aller sur Twitter, Facebook ou votre site. Vous êtes très présent sur le net...

T.P. : J'utilise beaucoup les nouvelles plateformes. Aujourd'hui, je trouve que c'est important de communiquer avec sa communauté, ses fans et de partager ton actualité. Ça te permet aussi de contrôler ton information. Moi, j'adore. C'est sympa. C'est moi qui les mets à jour. Tout le monde ne le fait pas. Certains laissent faire leurs managers. Moi, je préfère le faire moi-même comme ça je dis ce que j'ai à dire. Si je suis occupé ou si je n'ai pas le temps, il y a quelqu'un qui m'aide pour mettre les photos ou les vidéos, faire en sorte que ce soit actualisé le plus rapidement possible.

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