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Piétrus heureux à Boston
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Publié 19/05/2012 à 11:06 GMT+2
Blessé d'avoir été laissé à la porte des Bleus pour les JO, Mickaël Piétrus s'épanouit chez les verts de Boston, où il s'est taillé une place cinq mois après son arrivée.
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Crédit: Eurosport
Sans club en décembre après que Phoenix n'a pas renouvelé son contrat, le Guadeloupéen a tout de suite rebondi en revêtant le légendaire maillot vert. De quoi postuler à la tunique bleue pour cet été, un choix que s'est refusé de faire le sélectionneur Vincent Collet il y a dix jours en rendant une liste où Piétrus n'est que remplaçant. "Je souhaitais m'appuyer sur ce qui a été fait à l'Euro2011, a expliqué Collet. J'ai pensé qu'il ne pouvait pas simplement venir se rajouter au noyau fort de mon groupe mais qu'il avait le caractère et la volonté de bousculer cette hiérarchie. Et ça je ne le voulais pas."
Piétrus avoue aujourd'hui avoir été blessé par ces mots sibyllins: "Je n'ai jamais été coaché par Vincent Collet, il ne me connaît pas. Comment peut-il dire ça ?". "Cela me dérange", ajoute-t-il. S'il admet avoir parfois voulu tirer la couverture à lui quand il était plus jeune, il assure que ses huit saisons de NBA l'ont fait mûrir. "J'ai trente ans, j'ai deux enfants, je n'ai jamais bousculé une hiérarchie, indique-t-il. Demandez à Golden State, à Orlando (où il a joué). Là, je joue dans l'un des plus grands clubs au monde, tout le monde m'apprécie." Mais arriver blessé l'été passé au stage de l'équipe de France n'a pas aidé la cause de Piétrus qui a sans doute ainsi perdu la confiance de plusieurs cadres tricolores et de Collet. Le natif des Abymes, qui n'a plus joué avec les Bleus depuis 2006, a peut-être fermé définitivement le livre tricolore.
"C'est faisable de remporter le titre"
Cependant, de l'autre côté de l'Atlantique, Mike a encore de belles pages à écrire au sein d'une équipe encore en course pour le titre NBA et qui est à égalité 2 victoires à 2 avec Philadelphie en demi-finale de Conférence Est. Il suffit de voir Piétrus interagir avec ses équipiers pour comprendre qu'il a été totalement accepté au sein de la maison verte, adepte de sa douce folie, alors que ce boute-en-train n'est arrivé qu'au début de saison. Sur le terrain, celui qui se distingue surtout par sa défense et sa réussite en séquence derrière la ligne à trois points semble être arrivé à la maturation idéale pour accepter le basket structuré mis en place par le coach Doc Rivers.
C'est l'un des joueurs préférés de l'entraîneur sacré champion NBA en 2008, qui dit n'avoir jamais vu une recrue apprendre aussi vite ses systèmes de jeu. Les compliments ne s'arrêtent pas là. Kevin Garnett, le leader émotionnel des Celtic lui a aussi délivré un bel éloge. "Il m'a fait un compliment que je n'avais jamais eu de ma vie, souffle Piétrus, ému. Il a dit que j'étais le mec qui jouait le plus dur qu'il ait eu comme coéquipier. Ca m'a donné des frissons, c'est Kevin Garnett quand même !"
Tout a pourtant failli basculer le 23 mars à Philadelphie. Sur un duel en l'air, il retombe lourdement au sol et sa nuque encaisse le choc. KO, le Français vomit du sang. Il est évacué sur une civière. L'inquiétude règne pendant 24 heures et l'on craint une grave blessure. Piétrus s'en tire finalement avec une grosse commotion cérébrale qui lui fait manquer dix matches. "Je reste positif, j'aurais pu perdre ma vie sur ce terrain de Philadelphie, je vomissais et je ne savais pas si j'allais rejouer au basket donc il n'y a pas de problèmes, relativise désormais Piétrus. Je me projette vers demain". Car si le rêve londonien s'en est allé, une autre perspective s'ouvre. Avec l'élimination de Chicago au premier tour et les soucis de Miami, Boston peut voir loin. "C'est faisable de remporter le titre", reconnaît d'ailleurs le Guadeloupéen.
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