Dwyane Wade, première partie de notre entretien exceptionnel

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Avant l'ouverture de la saison de NBA, Dwyane Wade nous a accordé un entretien exceptionnel. Première partie des confessions de la star du Miami Heat.

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Crédit: Eurosport

Diriez-vous que la finale de 2012 contre Oklahoma City était plus abordable que celle de l'an dernier face à Dallas ?
D.W. : Je ne pense pas, c'est surtout une question de timing. En 2011, nous avions déjà une belle équipe avec de bonnes individualités, mais nous n'étions pas encore l'équipe que nous voulions être. Dallas était une équipe qui jouait ensemble depuis longtemps. Ils avaient connu des moments difficiles, et même si nous avions une équipe talentueuse sur le papier, nous n'avions pas réussi à les battre. Nous devions peut-être passer par là pour nous remettre en question. Et cette année, la chose la plus horrible aurait été de perdre une nouvelle fois en finale. Nous avons réussi à tirer les bons enseignements. On a gagné des matches qu'on n'aurait pas gagnés la saison précédente. Cette fois-ci, c'était à notre tour, c'était tout simplement le bon moment. C'est difficile à accepter, mais la saison d'avant c'était l’année de Dallas.
Lequel de vos titres a le plus de saveur ? Celui de 2012 ou celui de 2006 ?
D.W. : Ils sont tous les deux spéciaux. Au moment où je vous parle, j'ai envie de dire que le titre de cette année est mon préféré, mais si on gagne à nouveau en 2013, je vous dirai alors que c'est lui mon préféré! Je suis surtout content et fier d'avoir eu la chance de remporter deux bagues de champions, et d'avoir fait parti de deux équipes incroyables. Je n'ai qu'une envie, c'est d'y regoûter.
Un Titre MVP a-t-il plus d’importance qu'un titre NBA ? (Wade a été élu MVP de la finale 2006)
D.W. : Mon but n'est pas d'être MVP, mon objectif est d'être champion avec Miami. C'est sûr, ça fait toujours plaisir de recevoir des récompenses individuelles,  mais ma priorité est vraiment d'avoir du succès avec mon équipe, car le basket est avant tout un sport d'équipe. Je suis un leader dans cette équipe, les gens attendent beaucoup de moi, mais je me concentre surtout sur l'équipe.
Avez-vous un rituel d'avant-match ?
D.W. : Je n'ai pas vraiment de rituel, je dirais plutôt que c'est une routine. Je n'ai pas de superstitions. Je ne fais pas attention si je mets ma chaussette gauche avant ma chaussette droite, je ne crois pas en ça, mais j'ai juste une sorte de routine. Comme tout le monde dans la vie, on a besoin de faire certaines choses à certains moments et vous savez que si vous faites tout ça bien alors vous allez vous sentir mieux. Mais si vous ne le faites pas, ce n'est pas non plus catastrophique !
Parlez-nous de votre relation particulière avec LeBron James et Chris Bosh.
D.W. : On s'entend très bien, on passe du temps ensemble, on vit  six ou neuf mois de l'année ensemble. Tout dépend si on est performant pendant la saison régulière et si on va en play-offs. Donc vous vous créez une autre famille,  et vous construisez une amitié avec vos coéquipiers. Et pour moi, plus spécialement avec Chris Bosh et LeBron James. Depuis 2003, on est lié dans un sens, car on a été drafté la même année. Notre relation dépasse le basket, et c'est agréable de jouer avec des gars avec qui tu t'entends vraiment bien.
Ray Allen va-t-il entrer dans le cercle   ?
D.W. : Non ! Non je ne le vois pas avec nous (rires) ! Je rigole, vous savez c'est vrai qu'on parle beaucoup de ce trio (Three Amigos), mais on sait bien à quel point le reste de l'équipe est important dans nos succès. L'équipe a besoin de stars mais aussi d'un équilibre. Ray Allen va nous aider à gagner des matches, on va l'accueillir à bras ouverts, on va essayer de le mettre dans des conditions idéales pout tenter de gagner un nouveau championnat.
Peut-on parler d'une histoire d'amour entre vous et Miami ?
D.W. : Je vis une grande histoire avec Miami  et lorsque je prendrai ma retraite, j’espère être fier de mon parcours. Je vais faire ma dixième année à Miami... Je n'en reviens pas. Et j'ai fait des choses incroyables avec l'équipe que ce soit sur ou en dehors du terrain. Je ne sais pas si c'est une histoire d'amour, mais en tout cas c'est une belle histoire. Vous savez, faire partie des livres d'histoire, j'en suis fier, j'ai intégré cette équipe très jeune et maintenant je suis dans les livres d'histoires. Un jour quelqu'un m'effacera peut-être des tablettes, mais pas tout de suite.
Vous vous imaginez un jour dans une autre équipe ?
D.W. : Je ne peux pas prédire le futur mais je n’arrive pas à m’imaginer dans une autre équipe que Miami. J'aimerais prendre ma retraite avec le maillot de Miami, j'aime cette tunique. Je suis sûr que  beaucoup de joueurs aimeraient le porter mais ils n'ont pas réussi. Donc la seule chose à faire est de continuer à préparer chaque saison en professionnel, et de pratiquer ce sport que j'aime tant sans me pendre la tête.
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