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Finales NBA 2013: Tony Parker et les Spurs ont du mal à encaisser
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Publié 19/06/2013 à 10:26 GMT+2
Difficile de retrouver ses esprits après un 6e match d'exception. Tony Parker tente de digérer. Du côté du Heat, on savoure. Mais on sait que rien n'est fini.
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San Antonio s'est trouvé à cinq secondes d'un titre de champion NBA mais Ray Allen a fait vivre un terrible crève-coeur aux Spurs, qui se sont inclinés en prolongation mardi à Miami (103-100) au terme d'un match simplement exceptionnel. Les Spurs, qui menaient 3 victoires à 2 avant cette rencontre, devront maintenant trouver les ressources mentales pour se remettre de cette immense déception et rebondir jeudi dans le septième match, décisif. Tony Parker est apparu abattu après cette défaite renversante."C'est le basket. Je ne sais pas si c'est ma pire défaite, pour l'instant je suis juste déçu", a confié le meneur de jeu français.
LeBron James lui, a davantage de certitudes. La star du Heat, auteur d'un triple-double dans ce 6e match (32 points, 10 rebonds, 11 passes), est persuadée d'avoir vécu un des très grands moments de sa carrière. "Ce match est de loin le plus grand auquel j'ai pris part. Les émotions, les hauts et les bas, le bon et le pas bon", a estimé James, qui a également salué le "sauveur" floridien du jour, Ray Allen, auteur du panier égalisateur à cinq secondes de la fin pour arracher la prolongation. "Ray a de l'eau glacée dans les veines, a-t-il poursuivi. Il peut avoir raté 99 tirs, il va rentrer le centième en fin de match. Il a une telle confiance en lui..."
Allen: "J'étais heureux de le réussir mais en même temps je m'y attendais"
Des paniers à trois points, Allen en a mis des milliers tout au long de sa carrière. Mais celui-ci est certainement un de ceux qui vaut le plus cher. Pour l'instant, s'il ne donne pas le titre au Heat, il en prive les Spurs. C'est déjà énorme. "C'est un tir dont je vais me souvenir longtemps, a concédé Allen, arrivé à Miami cette saison en provenance de Boston. Je le place très haut dans mon classement. J'étais heureux de le réussir mais en même temps je m'y attendais". La confiance, toujours, celle dont parle James…
Le panier à trois points du vétéran de Miami a en tout cas fait l'effet d'un coup de couteau en pleine cœur pour les Spurs, qui n'ont pas réussi à se relever durant la prolongation. "C'est une dure défaite, on a loupé une belle opportunité mais il reste un match", reprend Parker, auteur de 19 points et 8 passes décisives sans aucune perte de balle. "Physiquement tu laisses beaucoup d'énergie sur un match comme ça", a soufflé le meneur des Spurs, qui a fini avec des crampes. "Et mentalement, c'est dur aussi, parce qu'à +5, tu penses que tu y es...", en référence au moment du match où San Antonio menait de cinq points (94-89) à 28 secondes de la fin du temps réglementaire.
Une finale NBA est aussi (d'abord?) un rapport de force psychologique. Même au pied du mur, les joueurs de Miami ont refusé de mourir. "C'est notre solidité mentale qui nous a fait gagner, le match nous avait glissé des mains mais on en sort victorieux", juge d'ailleurs James. Si les deux équipes comptent désormais trois victoires, le Heat a repris la main dans ce bras de fer mental. San Antonio va devoir trouver les moyens de se relever, et vite. Tony Parker veut y croire: "Il va falloir montrer de quoi nous sommes faits. Nous avons encore une chance de gagner ce titre de champion". Une dernière.
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