Ian Mahinmi n'est pas un doux rêveur. Plus un bourreau de travail. Depuis ses premiers pas sur les parquets, le natif de Rouen travaille dur pour se faire sa place. Certains ont sûrement plus de talent entre les mains. Mais tout le monde le reconnaît : Ian Mahinmi est l'un de ceux qui "bosse" le plus. Une étiquette qui ne lui déplait pas : "J'avais un peu moins de talent mais beaucoup d'énergie et un gros de moteur. On peut encore me cataloguer comme un gros bosseur. Tout ce que j'ai eu aujourd'hui, je l'ai eu grâce à la sueur de mon front. J'ai toujours été un peu sous-coté mais le travail paye", glisse-t-il aujourd'hui. Les premiers fruits ont commencé à tomber. Depuis trois ans, il a le bonheur d'évoluer en NBA. La saison passée, il a décroché le trophée Larry O'Brien avec les Dallas Mavericks. Le Graal de nombreux basketteurs.
Il ne faut pas non plus en déduire qu'il est arrivé à ses fins. Certes, il est champion NBA, une espèce rare en France (ndlr, seul Tony Parker l'était jusque là). Mais son temps de jeu n'est pas la Panacée. L'année dernière, il a toutefois connu sa saison la plus prolifique avec 56 matches joués et 8 minutes en moyenne (3.1 pts, 2.1 rbds). Et à 24 ans, il a encore l'avenir pour lui sachant que les intérieurs mettent toujours plus de temps pour terminer leur évolution. On sent aussi qu'il est sur le bon chemin. Comme depuis ses débuts au Havre, il va donc mettre les mettre les bouchées doubles pour franchir un nouveau palier : "Je crois vraiment au travail, confirme-t-il. J'ai du énormément travailler pour y arriver. Je suis persuadé que ça va payer à un moment".
"La D-League a été un choix judicieux"
Depuis le championnat d'Europe juniors à Saragosse en 2004 qui "l'a lancé" selon lui, le chemin parcouru est déjà énorme. Pour certains, il a toutefois tenté sa chance en NBA un peu trop tôt. Car si les Spurs l'avaient laissé en couveuse en Pro A au Havre puis à Pau après l'avoir drafté en 28e position en 2005, Ian Mahinmi est arrivé dans la grande Ligue nord-américaine sans avoir vraiment convaincu en France. Mais, il ne regrette rien. "Je suis parti de Pau car je pensais être prêt. Ils m'ont dit dès le début que je passerais par la D-League. Ce passage a facilité mon adaptation en NBA. J'ai compris la façon de jouer, les arbitres.... La D-League a été un choix judicieux. Cela m'a énormément aidé. Je ne suis pas sûr qu'une année de plus en Pro A m'aurait autant apporté", estime-t-il.
De retour en Pro A en attendant la fin du lock out, il se voit offrir une chance de montrer l'étendue de ses progrès. Convoité par des clubs espagnols ou encore Nancy et Strasbourg, l'intérieur de Dallas, où ses efforts sont régulièrement salués notamment par Dirk Nowitzki qui l'a pris "sous son aile" et lui a apporté son soutien en playoffs, n'a pas opté par hasard pour Le Havre, son club formateur. C'est un "choix de coeur", une occasion rêvée de "revenir à la maison." Mais en attendant la reprise de la NBA, il va surtout être dans des conditions idéales pour continuer sa progression. Son temps de jeu et son rôle devraient être d'une toute autre dimension. Confronté à un nouveau défi, il pourra surtout démontrer que son travail paye.
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DPPI






















Pas eu de gros impact réel sur le terrain de l'année mais lui il est champion NBA comparé à des petits bosseurs comme batum,noah ou parker qui ont fait moins pour leur équipe
Mahinmi,champion NBA par procuration?un gros ouiLe 31/10/2011 à 14:31