Mahyar n'en pouvait plus

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Au terme d'un combat dantesque et d'une rare intensité, Mahyar Monshipour a abandonné son titre WBA des super-coq, au profit du Thailandais Somsak Sithchatchawal. Arrêté par l'arbitre au coeur de la 10e reprise alors qu'il menait aux points, le Français a

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Crédit: Eurosport

Le Thaïlandais Somsak Sithchatchawal s'est emparé de la couronne WBA de boxe des super-coq en terrassant le tenant français Mahyar Monshipour par arrêt de l'arbitre à la 10e reprise d'un combat de titans. Le guerrier le plus frais l'a logiquement emporté au terme d'un choc d'une extrême violence qui, sans nul doute, laissera des traces chez les deux boxeurs.
Monshipour, tête baissée
L'Asiatique, ayant opté il y a dix ans pour le patronyme de Sithchatchawal qu'il "trouvait beau", aurait tout aussi bien pu s'en retourner avec plaies et bosses comme souvenirs, tant les deux pugilistes ont été, tour à tour, au point de rupture. Le champion français a-t-il commis l'erreur de rentrer, comme annoncé, dans le jeu de son rival, plus grand de six centimètres (1,70 m contre 1,64 m), en voulant lui casser son arme majeure: le gauche ? Les spectateurs du Palais des Sports Marcel Cerdan, en flamme dès le coup de gong, ont longtemps cru le contraire : Somsak ne pouvait pas s'escrimer à distance.
Le Poitevin, disputant son 6e championnat à trois jours de son 31e anniversaire, a certes multiplié les impacts, mais les coups les plus francs ont été à l'actif du challenger, bichonné par son camp à grand renfort de massages et de frictions au repos. Fier au contraire, Monshipour restait debout le plus souvent, toisant l'ancien spécialiste de pieds-poings, comme pour lui annoncer sa fin imminente. L'Iranien d'origine arrivé en France à l'âge de onze ans n'avait pas attendu longtemps pour se ruer sur son rival au point de faire d'ailleurs connaissance avec le tapis sur un contre après quelques secondes.
Monshipour raccroche les gants
Il aurait dû alors davantage évaluer la valeur d'un homme n'ayant jamais, ou presque, franchi les frontières de son pays. Somsak n'arrivait néanmoins pas à reculer devant un gaillard semblant jouer sa vie à chaque reprise et soulevant l'admiration d'un parterre coi. Le détenteur du titre PABA (Pan Asian Boxing Association) passait de sales moments dans les cordes, alors que l'arcade gauche de son rival s'était ouverte au 2e round. Mais, ce n'est rien à côté du visage qui contraindra l'arbitre, l'Anglais John Coyle, à stopper, fort justement, ce qui devenait un massacre : Monshipour bavait du sang et ses traits gonflaient, difformes et rougeâtres.
Il aura bien besoin des services de ce camarade chirurgien esthétique iranien, comme il l'avait souligné, plaisantant, en conférence de presse. Car, le champion d'hier qui rêvait de réunification va raccrocher les gants. Parole donnée et tenue ! Il avait en effet fait le serment de retraite en cas de défaite, sa 3e, pour 28 succès (dont 19 avant la limite) et 2 nuls.
Somsak a, lui, bien mérité de rentrer au pays avec cette ceinture qu'il a chèrement gagnée. Il a ainsi ajouté un 46e fleuron (dont 37 avant la limite) pour 1 nul, 1 défaite et 1 no-contest à son palmarès, sans conteste le plus cher payé pour sa santé.
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