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Armstrong était-il protégé
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Publié 26/08/2012 à 08:01 GMT+2
L'avocat français Thibault de Montbrial affirme que Lance Armstrong aurait dû être visé par une perquisition à son hôtel lors du Tour de France 2005 mais que celle-ci a été annulée, les enquêteurs ayant reçu un "feu rouge" de dernière minute, dans un entretien au Journal du dimanche.
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Alors qu'il s'est toujours vanté (il en avait même fait son principal argument de défense face aux sceptiques) de ne pas avoir subi de contrôles positifs tout au long de son règne sur le Tour de France, Lance Armstrong laisse derrière lui une question: si le dossier de l'Usada est aussi accablant, comment comprendre qu'il n'a jamais été pris par la patrouille au fil des années? Avait-il un coup d'avance par rapport à la lutte antidopage? Ou bénéficiait-il de protections? Deux témoignages venus de France visent à accréditer cette dernière thèse.
Thibaut de Montbrial était l'avocat du quotidien L'Equipe il y a quelques années lorsque Lance Armstrong avait attaqué en justice le journal suite à la parution du livre LA Confidential, co-écrit par un journaliste de L'Equipe, Pierre Ballester. Il affirme aujourd'hui que l'Américain a été protégé. "Je sais que lors du Tour de France de 2005, à la deuxième étape de repos, à Pau, l'équipe US Postal de Lance Armstrong a été à deux doigts d'écoper d'une perquisition à son hôtel", précise l'avocat dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
"Tout le monde a fermé les yeux"
"Un service d'enquête français est venu de Paris pour opérer une descente, ajoute-t-il. Mais je sais de très bonne source que vers 17 heures, alors qu'ils étaient devant l'hôtel, les enquêteurs ont reçu un feu rouge. L'opération prévue a été annulée à la dernière minute. Je ne sais pas qui a donné cet ordre... Mais je sais que les enquêteurs étaient furieux de devoir rebrousser chemin. A l'évidence, Lance Armstrong était bel et bien protégé en France", souligne-t-il, avant d'ajouter: "En France, tout le monde a fermé les yeux".
Michel Rieu, lui, travaille au sein de l'Agence française de lutte contre le dopage, en charge des contrôles sur le Tour de France ces dernières années. Il est également convaincu que Lance Armstrong jouissait de certaines aides extérieures pour limiter la portée des contrôles. Dans Le Monde, Rieu explique que le Texan était prévenu à l'avance de l'imminence d'un contrôle. "Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes, précise-t-il. (...) Son entourage a accumulé prétextes et palabres pour obtenir ce fameux délai. En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s'administrait l'EPO par petites doses. La substance était indécelable. Sans les renseignements de la gendarmerie ou de la douane, il était impossible de combattre cette méthode."
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