Giuseppe Quattrocchi, le procureur de Lucques, a estimé que l'affaire entre Simeoni-Armstrong relevait du domaine sportif. Il a donc choisi de ne pas poursuivre en justice le septuple vainqueur du Tour de France. L'Italien Filippo Simeoni avait porté plainte en 2003 contre Armstrong qui l'avait traité de "menteur" dans la presse à propos de son témoignage dans l'affaire du médecin sportif Michelle Ferrari, du nom du préparateur italien qui a fait l'objet d'un procès pour dopage dans son pays.
Ce médecin, réputé proche d'Armstrong et ayant longtemps travaillé pour des formations cyclistes professionnelles avant de s'établir à son compte, a été condamné le 1er octobre 2004 à une peine d'un an de prison avec sursis pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien, mais relaxé de l'accusation de distribution de produits dopants dangereux pour la santé.
Cipollini appelé à comparaître
Lors de l'étape à Lons-le-Saunier du Tour de France 2004, Simeoni, parti en contre-attaque derrière l'échappée du jour, avait vu Armstrong prendre son sillage et provoquer de facto sa perte. Le coureur italien a accepté de se relever à la demande de ses compagnons afin de ne pas compromettre la réussite de l'échappée.
Simeoni avait en outre affirmé qu'Armstrong avait proféré des insultes à son encontre lors de l'étape jurassienne, ce que l'Américain avait démenti, portant à son tour plainte pour diffamation.
Par ailleurs, l'Italien Mario Cipollini, qui vient de prendre sa retraite sportive, a été appelé à comparaître devant le tribunal. Il est soupçonné d'avoir exercé des pressions pour que, Simeoni, son coéquipier au sein de son ancienne équipe Domina Vacanze, ne participe pas à certaines courses. Le procureur Quattrocchi a estimé qu'il s'agissait là de pressions concernant la vie privée.
- Sur ce sujet
- Plus d'infos

























