La passe de quatre ?

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L'équipe Bouygues Telecom de Jean-René Bernaudeau visera un quatrième titre consécutif sur les championnats de France sur route, dimanche. Emmenée notamment par Thomas Voeckler, Didier Rous et le tenant du titre, Pierrick Fédrigo, la formation vendéenne sera sous pression devant son public.

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Son directeur sportif, Jean-René Bernaudeau, est depuis longtemps en état d'alerte: il ne peut pas manquer un rendez-vous si proche de ses bases, à quinze kilomètres de chez lui et autant de son service course. "Je m'attends à la journée la plus difficile de l'année car on a envie de bien faire devant notre public, souligne-t-il. On va supporter la course. Ce qui compte pour moi, c'est de garder le maillot dans l'équipe".
L'épreuve en ligne des Championnats de France est "la" course de "JR". En six participations, son équipe l'a emporté à quatre reprises: Didier Rous (2001 et 2003), Thomas Voeckler (2004) et Pierrick Fédrigo (2005). Il a ainsi l'habitude d'avoir toute la pression sur ses épaules. Ils seront donc 25. Mais, en aucun cas, le "Chouan" n'admet que le nombre fait la force. "20 ou 25, c'est presque pareil. On est craint, tout simplement parce que nous avons les meilleurs. Sur les dix premiers Français, six sont chez nous, note-t-il. Si nous n'étions pas 25, la course serait plus débridée".
Une dizaine d'hommes
Deux coureurs seront protégés: Rous et Voeckler. "Didier sera pointé, mais il est capable de faire un numéro en écrasant la course, tandis que Thomas démontre qu'il a pris de la caisse: il court juste, insiste Bernardeau. Jérôme Pineau arrive aussi à maturité et Walter Bénéteau peut être la clé de la course". Jean-René Bernaudeau n'a pas de préférence. "Moi, je me fous de qui gagne du moment que l'on gagne, tranche-t-il. C'était le cas en 2001 quand Didier est rentré sur Walter".
Tout autant que l'adversité, le mentor craint le circuit. "Il est certes moins dur que l'an dernier mais il sera sélectif avec ses trois bosses, observe-t-il. Vous vous rendez compte, 240 bornes, c'est énorme". La différence se fera naturellement. "C'est un circuit pour les meilleurs. Il y a potentiellement une dizaine d'hommes capables de gagner, poursuit-il. "L'esprit de sacrifice sera primordial et un excès de confiance à combattre".
Jean-René Bernaudeau voit enfin "une grosse équipe AG2R", "un bon Crédit Agricole" et "une Française des Jeux forte d'un Mengin difficile à manoeuvrer". Mais il n'oublie pas pour autant deux individualités, seuls représentants de leur équipe: Cédric Vasseur et Nicolas Jalabert "qui peuvent profiter de la guerre et du marquage".
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