Spécialiste des classiques et 10e de Paris-Roubaix l'an passé, Arnaud Coyot, 25 ans, succède au palmarès au Belge Gorik Gardeyn, 10e seulement cette année. La dernière victoire française remonte à 1997, avec Frédéric Guesdon. Malgré les conditions météo difficiles (pluie et fortes rafales de vent), Coyot s'échappait dès le départ en compagnie de trois coureurs, dont l'Ukrainien Andriy Grivko.
Les quatre hommes comptaient jusqu'à quatre minutes d'avance sur le peloton (km 100) avant d'être rejoints par un groupe de contre-attaquants, où figurait Hushovd, à 35 km de l'arrivée. Coyot se laissait alors décramponner avant d'accélérer et seul Hushovd pouvait alors le suivre. Au km 180, les deux hommes continuaient leur progression avec une avance d'1 min 20 sec sur un trio de poursuivants composé de Italien Mauro Facci, du Néerlandais Léon Van Bon et du Belge Kevin Van Impe. Au Vieux Port, terme de cette épreuve terminée par seulement 100 des 194 engagés, Coyot s'est montré le plus rapide.
"J'avais de bonnes jambes. A 3 km de l'arrivée, je savais que je pouvais réussir un joli coup. Quand Thor Hushovd a attaqué la dernière bosse, j'ai tout de suite répondu en attaquant à fond ", a commenté le Picard qui a donné à Cofidis son second succès d'affilée après le Tour du Haut-Var, enlevé samedi par l'Italien Leonardo Bertagnolli. "Coyot est un coureur d'avenir, a souligné son directeur sportif Alain Deloeuil. Il est sérieux dans son travail et a la tête sur les épaules."
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