"C'est le meilleur Contador. Je pense qu'il n'a jamais été aussi fort." Ces mots sont d'Eddy Merckx et ils traduisent un sentiment assez largement partagé. Vainqueur dimanche de son deuxième Giro et surtout de son 6e grand tour en moins de quatre années, Alberto Contador a navigué pendant trois semaines sur des hauteurs où personne n'a pu ne serait-ce que l'approcher. Seul le meilleur Andy Schleck aurait peut-être pu le contrarier. Mais le Luxembourgeois n'était pas là et, en son absence, l'Espagnol a réduit la concurrence à la figuration.
Sans aller jusqu'à clamer qu'il s'agissait du "meilleur Contador", l'intéressé est bien conscient d'avoir rendu une copie proche de la perfection. Deux victoires d'étape, deux semaines en rose, le classement par points et une domination de tous les instants. Il a fait la course en permanence, sans jamais subir les évènements. "Physiquement, je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis l'étape de l'Etna, c'est vrai", avoue le Castillan. Avant le rendez-vous sicilien, il n'était pourtant pas au mieux, ce que l'impression visuelle avait laissé entrevoir. "C'est une victoire qui semble facile mais ce n'est pas le cas, assure-t-il. Elle a demandé beaucoup de travail. J'ai traversé des moments difficiles, surtout dans la première semaine, j'ai eu une dure journée."
"Il faut voir comment je vais réussir à récupérer"
Mais ce Giro reste tout de même son grand tour le plus accompli. Rien à voir en tout cas avec sa première victoire italienne, voilà trois ans. En 2008, ce fut le sacre de l'improvisation. 2011 aura été celui de la minutie. "Il voulait revenir en Italie pour gagner différemment", confie un de ses proches. "Il y a trois ans, explique-t-il, je n'avais pas voulu venir, c'était mon équipe qui y avait tenu. Je pensais faire une semaine et puis, les résultats venant, j'étais resté. J'avais beaucoup souffert. Cette fois, j'ai pu préparer la course, mentalement et physiquement, reconnaître des étapes." Voilà pourquoi il considère qu'il vient de vivre "un des meilleurs moments de sa carrière." La difficulté de ce Giro aura peut-être était son meilleur allié. "La course était très dure et je pense que cela a servi Alberto, juge Bjarne Riis. Alberto est le plus régulier, et tous ses adversaires ont connu un moment difficile à tour de rôle."
Toutefois, comme tout le monde, Contador termine ce mois de mai sur les rotules. Il n'a pas masqué sa lassitude dimanche soir à Milan. "Il me tarde de rentrer à la maison pour me reposer parce que je n'ai jamais connu une course aussi fatigante que ce Giro", reprend le leader de la Saxo Bank. Tellement las que, pour l'instant, il n'exclut pas de faire l'impasse sur le Tour de France au mois de juillet: "Le Tour de France, on verra. Il faut voir comment je vais réussir à récupérer, bien évaluer mon degré de récupération. Je dois en parler avec mon directeur sportif, avec mon équipe. Pour l'instant, je suis fatigué et j'aimerais juste profiter de ma victoire. On verra plus tard pour le reste."
Le simple fait qu'il laisse planer une incertitude quant à sa participation a surpris dimanche. Sans doute l'effet de la fatigue, car on le voit mal ne pas saisir l'opportunité d'accomplir un doublé inédit depuis Marco Pantani en 1998. D'autant que, juridiquement, la voie s'est libérée cette semaine avec l'annonce du report de son audition par le TAS, qui doit encore statuer sur son contrôle positif du 21 juillet 2010. S'il devait finalement décider de ne pas aller en Vendée le 2 juillet, Contador retirerait une épine du pied de Christian Prudhomme, peu emballé à l'idée d'accueillir un tenant du titre en sursis. Aux yeux de beaucoup, l'infime trace de clenbutérol est aujourd'hui devenue une gigantesque tâche sur son maillot, qu'il soit jaune ou rose. Alberto Contador est un drôle de champion. Un champion comme il en existe peu, assurément, mais dont le passé est aussi incertain que l'avenir. Il lui reste le présent. Et là, pour l'instant, tout va bien.


























Moi je dit que même s'il il est dopée ( ce que je pense ), Contador reste un très grand champion à mes yeux !Le 01/06/2011 à 18:27
avec tous le stress et les medias sur ton cu depuis 6 mois
tu arrive ici en italie et tu les punis a presque toutes les etapes de montagne
encore bravo a ce grand championLe 30/05/2011 à 13:15
Vives les tricheurs!
Un grand cycliste que ce Contador....
Oui, vous avez tous raison de vous extasier là oú il y a de la gêne, y'a pas de plaisir.
Et Contador le moins que l'on puisse dire c'est que la gêne, il ne connait pas. L'honnetete non plus.Le 30/05/2011 à 07:53
Merci pour ce petit rappel mais ,quand je disais "caché" c'est pour la victoire. Andy a pratiquement rien gagné par rapport à contador depuis janvier .....Le 30/05/2011 à 06:52
et viva contador!Le 30/05/2011 à 00:07
quand on aime on regarde mais on n'y crois plus ,on nous a tant trompé , alors boof !Le 29/05/2011 à 23:39
Alberto CONTADOR vient de confirmer une fois de plus qu'il est un vrai et grand champion.Le 29/05/2011 à 22:38
Puis on va pas revenir sur le dérailleur c'est son problème à Schleck ca.. A ce jeu là tu oublies l'étape des pavés avec les rayons.. Donc en fin de compte ils se retrouvent sur un pied d'égalité..Le 29/05/2011 à 22:31