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Le PPR de la FDJ : mode d'emploi du suivi du "Profil Puissance Record"

Le PPR : mode d'emploi
Par Eurosport

Le 04/04/2013 à 13:39

Porte ouverte vers un cyclisme moderne et propre, le PPR est le produit de recherches et de résultats complexes. Voici toutes les étapes du suivi.

Après chaque sortie, le coureur retire son capteur de puissance installé sur son pédalier et télécharge les données qui y sont enregistrées sur une plateforme web. Voici les quatre graphiques qui s'affichent à chaque retrait des données.

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Le premier graphique, celui en orange, se lit sur deux échelles. La première est l'échelle de puissance, ici en ordonnée, exprimée en Watts. La deuxième est l'échelle des temps qui va d'une seconde à cinq heures. Sur ce graphique, est représentée une courbe verte. Sur cette courbe chaque point représente un record. Par exemple, sur la photo ci-dessous, on peut voir que sur un effort d'une seconde, le coureur a développé une puissance de 1592 watts le 15 janvier 2012. Si on se place sur le dernier point, c’est-à-dire sur un effort de cinq heures, le curseur affichera 285 watts (record enregistré le 11 juillet 2012). Tous les sportifs ont une relation puissance/temps de cette forme-là. Entre une seconde et cinq minutes, il y a une décroissance très rapide de la puissance, et entre cinq minutes et plusieurs heures la décroissance est beaucoup moins rapide. Les histogrammes oranges, quant à eux, représentent le profil du coureur entre 2 dates. Ici, nous pouvons donc faire une comparaison entre son profil de record maximal établi sur plusieurs années (courbe verte) et son profil de puissance du début de saison (histogramme orange).

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Sur le graphique ci-dessous, est représenté le pourcentage d'atteinte des records absolus sur la dernière séance effectuée. Concrètement, sur cette séance et sur un effort de cinq minutes, le coureur était à 89% de son record. Avec cet outil, tous les jours, les entraîneurs sont à même de comparer le profil de la séance d'entraînement avec le profil de puissance record (PPR). De plus, comme les records des cyclistes sont très élevés, ils peuvent mettre plusieurs mois avant de battre leur propre record (qui ne sera dépassé que de quelques pour-cents). Les performances ne peuvent pas être améliorées de 10 ou 15%. Une telle amplitude serait anormale, à moins que ce ne soit un jeune coureur dont le PPR est en train d'être établi, qui n'a pas de référence dans la base de données.

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Ce qui est important à retenir, c'est que le profil aide non pas à améliorer le moteur d'un coureur, mais à mieux l'exploiter. Le graphique rouge ci-dessous nous ramène à l'utilité de base du PPR: le suivi des coureurs. Ici, sont représentées le temps passé dans chaque zone de puissance. L'intensité 1 représente l'endurance, l'intensité 2 l'endurance fondamentale, la 3 le travail de rythme (comme quand on est dans une échappée ou dans un effort très soutenu), la 4 est effort de chrono, un effort au seuil anaérobie, la 5 est un effort de VO2 max, sur un effort de 4-5 minutes, la 6 illustre la tolérance lactique et l'effort du puncheur et enfin la 7 représente l'explosivité.

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Enfin, ce dernier graphique illustre la séance du jour (histogramme bleu) en rapport avec son profil de puissance obtenu sur une période donnée (courbe orange). 

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Grâce à ces différents schémas, le coureur, en concertation avec son entraîneur, peut beaucoup mieux cibler les zones de travail et donc s'améliorer de façon très significative. Le profil assure aussi une cohérence avec les résultats obtenus en compétition.

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