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Nibali-Sagan, duo gagnant?

Nibali-Sagan, duo gagnant?

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 16/03/2012 à 12:53 -
Par Eurosport - Le 16/03/2012 à 12:53
Ils sont forts, ils sont en forme et ils ont fait le plein de confiance. Vincenzo Nibali et Peter Sagan, les deux compères de Liquigas, visent tous les deux la victoire dans Milan-Sanremo, samedi. Chacun dans leur registre. L'Italien à l'offensive, le Slovaque au sprint.

Liquigas n'a qu'un seul leader: Vincenzo Nibali et Peter Sagan. L'équipe italienne est un aigle à deux tètes et quatre jambes. Elle aborde ce Milan-Sanremo pour le gagner, avec deux atouts maitres et, plus important encore, complémentaires. La donne est claire. Nibali fera tout pour dynamiter le peloton avant la ligne droite finale. S'il échoue, Sagan aura carte blanche pour le sprint. L'un comme l'autre, chacun dans son domaine, a les moyens d'atteindre son objectif. "Nous avons les coureurs et la motivation pour être de sérieux protagonistes", juge Mario Scirea, le directeur sportif.

Cette répartition des tâches convient parfaitement aux deux hommes. "Je pense qu'on forme un super couple, a confié Nibali dans la Gazzetta dello Sport après sa victoire dans Tirreno-Adriatico mardi. Je suis certain que Peter a les moyens de gagner au sprint, même face à Cavendish. De mon coté, il va falloir que je tente quelque chose avant, c'est évident." Dans la Cipressa et le Poggio, on verra donc l'Italien à l'abordage, un peu comme Paolo Bettini savait le faire voilà quelques années. La victoire est à ce prix pour lui. "Pour nous, il sera important de durcir la course. Et de le faire assez tôt. Pour ça, nous aurons besoin d'alliés mais je pense qu'on en trouvera", ajoute Nibali. En Italie, on parle déjà d'une possible alliance de circonstance entre les Liquigas et les Lampre de Damiano Cunego.

Le "différent" de Tirreno a été réglé

Nibali aborde Milan-Sanremo en pleine bourre et en pleine confiance après sa victoire dans Tirreno-Adriatico. Pas loin de constituer le plus grand moment de sa carrière. "Sur le papier, en termes de prestige, explique-t-il, la Vuelta, c'était au-dessus, mais le plateau était presque aussi relevé ici et niveau émotion, c'est aussi fort, vu que c'est ma première grande victoire en Italie." Il va sans dire qu'un autre succès italien, samedi, à Sanremo, lui permettrait de monter d'un cran au niveau émotionnel. Il l'assure, la débauche d'énergie consentie sur la Course des deux mers ne l'handicapera pas pour la Primavera. "Je sors de cette course uniquement avec des impressions positives, et le plus important, c'est que mon moral est meilleur que jamais."

Celui de Sagan n'est pas mal non plus. Le Slovaque a démontré lui aussi sur Tirreno qu'il était prêt. Sa victoire d'étape à Chieti avait valeur d'avertissement, d'autant que, ce jour-là, il y avait plus de 250 kilomètres à se coltiner. Pas de doute, Sagan peut tenir la distance. Jacky Durand, et il n'est pas le seul, en fait d'ailleurs son "favori numéro un". "Il sait tout faire. Liquigas lui fait totalement confiance. Sagan est un coureur qui prend vite ses marques. En haut du Poggio, s’il reste dix coureurs, il sera là. Et comme il est l’un des plus rapides du peloton…" Bref, si Nibali n'a pas pris la fuite avant, Sagan rêve de pouvoir jouer sa propre carte.

Entre eux, le deal est clair et il n'y aura pas d'embrouille, malgré l'épisode de Chieti. Samedi dernier, Sagan s'était certes imposé, mais il était revenu sur Nibali qui avait attaqué dans le dernier kilomètre. "On a réglé ça entre nous, précise Nibali. Peter a fait une erreur, il l'a reconnue et il n'y a pas de souci entre lui et moi." L'Italien préfère en sourire aujourd'hui. Quand la Gazzetta lui demande qui est son principal adversaire pour Milan-Sanremo, il répond "Sagan", avant de préciser aussitôt qu'il plaisante. Samedi, il n'y a aucune raison qu'ils se marchent sur les pieds. Ce serait trop bête. "Nous avons de sérieux atouts, le tout c'est de les jouer au bon moment", note Scirea. Nibali et Sagan ce qu'ils ont à faire, et où et quand ils doivent le faire.