La nouvelle n'est pas bonne pour David Millar, mais elle est moins mauvaise que son entourage ne le redoutait. Explications: Le TAS a donné raison à la Fédération britannique de cyclisme, qui avait suspendu le coureur pour deux ans après ses aveux de dopage à l'EPO. L'Ecossais avait avoué l'an passé avoir consommé de l'EPO à trois reprises, en août 2001, puis en mai et septembre 2003).
Le tribunal arbitral a considéré que la suspension infligée par la fédération britannique de cyclisme "était proportionnée aux circonstances de l'affaire et était conforme à la jurisprudence du TAS". Pas question donc de mettre un terme à la suspension. Millar est donc banni des pelotons pendant deux ans, ce qui compromet fortement la suite de sa carrière.
Une porte entrouverte
Toutefois, le TAS a partiellement souscrit à la requête du coureur, en avançant la date du début de sa suspension. La sentence du tribunal stipule que celle-ci "arrivera désormais à échéance le 23 juin 2006", date de ses aveux, soit avant le rendez-vous du Tour de France. Pour le TAS, Millar n'avait plus "été capable de participer à des compétitions" à partir de la date de son arrestation et il "avait rapidement et volontairement annoncé" son retrait de l'équipe britannique pour les JO d'Athènes.
David Millar avait fait appel devant le TAS en demandant que sa suspension soit réduite à une année et que la date de commencement soit fixée au 24 juin 2004. S'il décide de reprendre la compétition dans 15 mois, il aura alors 30 ans. Aura-t-il les moyens et même l'envie de reprendre la compétition? L'avenir le dira. Mais en avançant le début de la sanction, le TAS lui laisse la porte entrouverte.
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