Hervé Duclos-Lasalle, on imagine que les deux victoires de votre père sur l'enfer du nord vous font aborder la course d'une manière particulière ...
H.D.C. : On y fait référence souvent, mais pour moi, cela ne change pas grand chose. J'essaye de faire une approche à ma façon. Jeudi, je suis allé repérer les pavés avec mes coéquipiers. J'essaye de rester concentré au maximum sur la course de dimanche pour réaliser quelque chose de bien pour l'équipe, autour de Nick Nuyens.
Vous réalisez actuellement un excellent début de saison, avec une victoire au Grand Prix La Marseillaise et mercredi, une 11e place sur Gent-Wevelgem. C'est à l'image d'une formation Cofidis très en réussite ...
H.D.C. : Il est vrai que l'équipe Cofidis fait un bon début de saison. Nous sommes nombreux à avoir de bonnes sensations en ce moment. C'est de bonne augure pour dimanche. Nous commençons à faire partie des grosses équipes de classiques. C'est la stratégie qui avait été mise en place par les directeurs sportifs de Cofidis. Il est donc important pour nous d'être en forme à cette période de l'année
Mercredi, vous avez eu l'occasion d'utiliser votre bonne pointe de vitesse. Dimanche, les choses seront différentes : Il faudra aller au charbon et tenir un rôle d'équipier. Le jeu de l'équipe sera t-il d'envoyer des éclaireurs, vous y compris ?
H.D.C. : Oui, j'aurais un rôle d'équipier dimanche. Nous n'avons pas encore effectué la réunion d'avant-course, mais l'objectif sera de prendre l'échappée de début de course. Si je n'en fais pas partie, il faudra accompagner Nick Nuyens le plus loin possible. Dans le final, on verra s'il reste des forces pour faire réaliser chose de bien pour l'équipe Cofidis.
Votre équipe ne veux donc pas subir le poids de la course. Mais y a t-il une formation rivale qui voudra se charger de cette tâche ?
H.D.C. : Cela va être certainement très tactique entre 4-5 grosses équipes. Si nous sommes devant, et qu'une formation comme celle de la Quickstep n'est pas représentée, elle voudra aller nous chercher. La bonne échappée va donc être très longue à se dessiner, après une période où nous allons nous épier et regarder ce que font les autres pour essayer de les piéger.
Vous allez travailler pour trois coureurs qui sont de véritables spécialistes : Nick Nuyens, Staff Scheirlinckx et Frank Hoj. Nuyens sera donc le coureur protégé ?
H.D.C. : Il sera en effet le leader à part entière, même si Frank Hoj et Staff Scheirlinckx sont deux bonnes cartes pour être présent dans le final. Il est notre atout numéro un. Il a terminé deuxième aux Flandres, et quand on est capable de réaliser cette performance, c'est que l'on peut l'emporter à Roubaix.
Quel regard portez-vous sur les chances françaises, alors que votre équipe possède trois leaders étrangers ?
H.D.C. : Nous n'avons de grands leaders, hormis peut-être Fréderic Guesdon qui peut faire quelque chose sur cette course. Nous aurions pu en avoir un avec Sylvain Chavanel. C'est une course qui peut lui convenir. Mais les dirigeants de l'équipe en ont décidé autrement. Mais nous ne nous focalisons pas sur la nationalité des coureurs. Notre groupe est soudé et l'objectif, c'est qu'un Cofidis l'emporte, et n'importe lequel.
Dans le futur, Paris-Roubaix est-elle la course dans laquelle vous voulez briller ?
H.D.C. : Pour l'instant, je m'attache à essayer de briller sur des épreuves de mon niveau comme les Coupe de France, où sur des courses comme Gent-Wevelgem, où le kilométrage est moins important que sur les grandes classiques. Mais je sens bien que petit à petit, je progresse. Alors pourquoi pas d'ici 2/3 ans être dans le final d'une course comme Paris-Roubaix. Et ma petite pointe de vitesse pourra me permettre dans le futur que réaliser de bonnes choses, particulièrement sur les courses d'un jour.
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