Rolland: "Pas de limite"

Pierre Rolland (Europcar) a mis un terme à sa saison à l'issue du GP de Montréal. L'occasion pour le maillot blanc du dernier Tour de France de revenir sur une année exceptionnelle. L'Orléanais ne veut pas s'arrêter là : il va travailler le chrono cet hiver. Objectif : le Tour 2012, évidemment.

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Crédit: Eurosport

PIERRE ROLLAND, pourquoi avez-vous arrêté votre saison si tôt, juste après le Grand Prix de Montreal ?
PIERRE ROLLAND : C'était prévu avant le Tour d'arrêter vers le 15 septembre. J'ai commencé en janvier et je n'ai pas eu de longues périodes de coupure dans la saison. J'ai 90 jours de course, j'avais mon compte. Entre le Canada et les courses en Italie, il y avait un gros trou qui ne permettait pas d'être performant. J'ai préféré laisser ma place à des coureurs qui, par exemple, n'ont pas couru en juillet.
Que retiendrez-vous de vos dix derniers mois ?
P.R. : J'ai eu raison de tout miser sur le Tour, de m'y préparer à 100%. J'ai eu raison de croire en mes chances et en mes capacités.
Est-ce que vous vous sentiez capable de signer un tel Tour dès le début de saison ?
P.R. : Je sentais que j'avais vraiment progressé cet hiver. Il a fallu attendre le mois de juillet pour que je le montre. J'ai eu raison d'être patient. Le déclic, c'est vraiment Luz-Ardiden, la première arrivée en montagne. J'ai vu que je pouvais rivaliser avec les meilleurs.
Comment vivez-vousvotre nouvelle notoriété après votre Tour 2011 ?
P.R. : Je le gère bien. Pourvu que ça continue. Il va falloir se mettre au travail pour cultiver ma notoriété naissante. Ça n'a rien à voir avec ce qui s'est passé quand j'ai commencé à faire parler de moi. Désormais, c'est justifié. Cette année, j'ai remporté l'étape de l'Alpe d'Huez, j'ai ramené un maillot distinctif à Paris. Il y a deux ans, je n'avais rien gagné de significatif.
Est-ce que ce que vous avez vécu il y a deux ans vous prépare davantage à la pression médiatique qui vous entoure désormais ?
P.R. : C'est certain. En 2008, j'ai vécu une expérience qui va me servir aujourd'hui. Cette pression m'est déjà tombée dessus. J'ai l'habitude, je prends beaucoup de recul. Dans six mois, si je marche moins bien, les médias trouveront un autre coureur, c'est le jeu.
Qu'attendez-vous de la saison 2012 ?
P.R. : 2012 pour moi, c'est objectif Tour. Mon année sera orientée sur le Tour. Jean-René Bernaudeau m'attend en juin et en juillet. Je vais adapter mon calendrier pour être au mieux. En terme d'objectifs, je ne me fixe pas de limite. Plein de choses me font envie.. J'espère être en bonne santé, ne pas avoir de pépins qui stopperaient ma progression. Avec mon sérieux et mon travail, ça devrait aller.
Comment sera articulé votre calendrier de début de saison ?
P.R. : Je démarre en février avec un programme classique en France. Cette année, je n'irai pas au Gabon, en Australie ou en Malaisie en janvier. J'espère avoir mon premier pic de forme lors du Critérium International, une course qui me plaît vraiment.
Sur quel point allez-vous particulièrement travaillé cet hiver ?
P.R. : Je vais surtout travailler le chrono. J'attends avec impatience notre nouveau matériel. Je vais me concentrer sur ma position sur le vélo. Je vais également travailler le renforcement musculaire, le gainage.
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