Jamais on ne verra un sprinteur remporter un tiers des étapes du Tour de France (7/21). Mais sur le Tour d'Allemagne (3/9), c'était possible et Daniele Bennati l'a réussi. En s'imposant à Bonn au sprint lors de la dernière étape mardi, l'Italien de la Lampre a signé un triplé assez impressionnant après la 2e et la 5e étape. A 24 ans, il n'a connu aucune difficulté pour l'emporter au terme d'une étape marquée par un rythme peu soutenu.
Cette dernière journée était un peu à l'image de celle qui mène aux Champs-Elysées. Un peloton tranquille qui profite des derniers instants pour "se balader" et discuter. Sauf qu'à l'arrivée, aucun costaud tel Vinokourov n'a réussi à gagner en solitaire malgré quelques tentatives. Les autoroutes allemandes, largement empruntées sur le parcours, n'ont pas, il est vrai, le même prestige. Sur la ligne, Bennati devance largement l'Australien Baden Cooke et le Suisse Fabian Cancellara (Fassa). Il a même le temps de se relever pour profiter de son triplé.
Ullrich, éternel second
L'autre grand gagnant de ces neufs jours, c'est bien sûr Levi Leipheimer. A 31 ans, l'Américain, 6e du dernier Tour de France, enlève ainsi la plus importante victoire depuis ses débuts professionnels en 1997. Sur les 1510 kilomètres de ce Tour d'Allemagne, le coureur de l'équipe Gerolsteiner a fait preuve d'une grande maîtrise en dominant les étapes de montagne comme l'étape-reine de Sölden dans les Alpes autrichiennes avec son arrivée à 2670 m.
A l'issue de cette journée, où il a décramponné à nouveau Jan Ullrich (T-Mobile), Leipheimer comptait 1 minute et 26 secondes d'avance sur l'Allemand. Une avance suffisante pour résister à la victoire attendue d'Ullrich lundi lors du contre-la-montre individuel entre Ludwigshafen et Weinheim puisque Leipheimer a défendu avec brio son maillot jaune. Pour Ullrich, que ce soit d'un coté ou de l'autre du Rhin, sa place sur le podium ne change pas. Il est toujours sur la deuxième.
- Sur ce sujet
- Plus d'infos























