Ciolek entre les gouttes

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Sous une météo apocalyptique, Gerald Ciolek a remporté au sprint la 5e étape du Tour d'Allemagne, entre Mayence et Winterberg. Le coureur de Columbia devance le Suisse Rubens Bertogliati et l'Italien Leonardo Bertagnolli. Son coéquipier Linus Gerdemann re

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Crédit: Eurosport

Alors que la chaleur étouffe les coureurs de la Vuelta, c'est la pluie qui s'invite quotidiennement sur le Tour d'Allemagne. Sous une pluie battante et pas des températures peu élevées pour la saison, Gerald Ciolek a néanmoins prouvé qu'il en fallait plus que ça pour l'arrêter. En comme souvent en l'absence de son coéquipier Mark Cavendish, l'Allemand fait souvent la loi dans les sprints. Au terme de la plus longue étape de l'épreuve (218,4 km), la fusée bis de la Columbia a donc réglé un peloton restreint à Winterberg, devançant sur la ligne le Suisse Rubens Bertogliati et l'Italien Leonardo Bertagnolli. Mais cette fois, le champion du monde espoirs 2006 a dû faire preuve de qualité de grimpeur pour s'imposer au terme d'une montée à 12%. Une troisième victoire pour la bande à Rolf Aldag après celles de Linus Gerdemann, samedi, et d'Andre Greipel, mardi.
La première cassure de la journée est survenue en tout début d'étape, juste après le passage de la côte de Kirberg-Hünfelden, pourtant non répertoriée. Six hommes partent alors en éclaireur dont Amaël Moinard (Cofidis) et le vice-champion olympique du contre-la-montre, Gustav Erik Larsson (CSC). Ce dernier, après 160km d'échappée groupée, tente de filer en solitaire, mais il ne comptera jamais plus d'une minute et demie de marge. Le peloton des favoris le reprend à 25km de l'arrivée et c'est le moment que choisit la Columbia du maillot jaune Linus Gerdemann pour prendre les commandes. Malgré la légère pente, Ciolek est mis sur orbite.
Une nouvelle journée faste pour la formation américaine qui conserve également le fauteuil de leader de Gerdemann. L'Allemand devance de 17 secondes son coéquipier Thomas Lövkvist et de 20 secondes Janez Brajkovic (Astana). "Cela a été très, très dure à cause de la météo, je me suis fait peur, mes jambes étaient engourdies, j'avais très froid", explique le leader de l'épreuve. Et la victoire finale ne devrait pas tarder à lui tendre les bras. D'ici à samedi et son contre-la-montre finale, les deux étapes intermédiaires devraient faire le bonheur des sprinters.
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