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Sans complexes
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Publié 20/05/2005 à 12:30 GMT+2
Depuis le début de saison, jamais les Français n'avaient été à pareil fête sur une course Pro Tour. Moncoutié, Moreau, Fédrigo, Hary et Bessy ont animé l'étape de montagne en Andorre, jeudi. Ils peuvent et doivent confirmer sur le chrono individuel de 17
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Crédit: Eurosport
Il faut l'avouer, on s'attendait plutôt jeudi, dans les montagnes d'Andorre, à une grande bagarre entre les gros bras du peloton. Au lieu de ça, nous avons assisté au réveil des coureurs français. Décriés depuis le début de saison par leur trop grande discrétion et leur manque de résultat sur les courses Pro Tour, les Tricolores ont fait taire, un instant, les mauvaises langues.
Sans complexes les Français
Sur une étape difficile et exigeante de 237,7 km par-delà les cols de Belltall, Montaup et Pal, Nicolas Vogondy (Crédit Agricole) avait ouvert les hostilités. Suivi de Maryan Hary (Bouguyes Telecom) et de Frédéric Bessy (Cofidis) qui auront fait la course en tête pendant plus de 200 km avant d'être repris à 15 km de l'arrivée. Bessy fut même longtemps virtuellement maillot jaune de l'épreuve...
Au final, au sommet du Col de Pal-Arinsal, on retrouve Fédrigo (Bouygues Telecom), Moreau (Crédit Agricole), Moncoutié et Bessy (Cofidis) dans les 20 premiers au classement de l'étape. Mieux, ils se placent dans les 15 au général.
Un triplé gagnant ?
Un rang et un nouveau statut qu'il faudra défendre, ce vendredi, lors du contre-la-montre individuel de 17 km en côte entre Ordino et Arcalis.
"Je constate qu'avec ce qu'on a réussi à faire jeudi avec Hary dans une épreuve du Pro Tour et dans une étape de montagne, les Français n'ont pas de complexes à avoir, a expliqué Bessy dans les colonnes du journal L'Equipe. Cela donne le moral et cela prouve qu'on existe."
"Ces derniers temps, on manquait de repères, répliquait de son côté Moreau. C'était un excellent test pour savoir où on en était, où j'en étais. Je sens que je retrouve mes autmatismes et que je suis sur la bonne voie."
Les Français ont le moral. Car contrairement aux gros bras du peloton, ils n'ont pas coincé dans une étape de montagne où on leur promettait l'enfer. "Cela n'a pas marché pour la victoire d'étape, convenait Fédrigo. mais je pense avoir réalisé une bonne performance jeudi."
Une perf sur le chrono ?
Ce qui ne fut pas vraiment le cas de Jan Ullrich, 17e de l'étape à plus d'une minute. "J'ai un peu coincé à mi-col, a reconnu le leader de la T-Mobile. Mais j'ai bien fini. J'ai de quoi être quand même satisfait compte tenu du peu de jours de course que j'ai fait jusqu'ici."
Qu'en sera-t-il, vendredi lors du chrono individuel de 17 km en montée ? Il faut l'avouer les Français ne sont pas favoris. Des coureurs comme le Colombien Botero, l'Espagnol Perdiguero (Phonak), voire l'Allemand Ullrich excèle normalement dans l'exercice du contre-la-montre et restent un niveau au dessus des Tricolores. Ils le sont également en montagne mais au vu de l'étape de jeudi, il y a de quoi espérer de bons résultats de nos coureurs Français. Non !
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