"Un défi à moi-même"

Eurosport sur Google

Lance Armstrong est arrivé au bout de sa route. Dimanche, l'Américain quittera la scène après avoir ramené le maillot jaune à Paris pour la septième fois consécutive. Cette année, il ne se battait ni pour un record ni contre ses adversaires, mais simpleme

Eurosport

Crédit: Eurosport

Peut-on dire que cela équivaut à aller au paradis ?
L.A.: "Ce n'est pas vraiment la comparaison. On parle ici de sport. Mon voyage vers le paradis sera peut-être plus facile ! C'est très agréable de finir comme aujourd'hui en gagnant l'étape. Dans ce Tour, je n'avais pas la pression d'un record à battre comme l'an dernier. C'était plus un défi à moi-même, remporter un septième Tour.
Qu'allez-vous faire en juillet 2006 ?
L.A.: Je ne sais pas encore. Je serai en partie sur le Tour, dans la voiture et dans un rôle très différent, pour parler aux coureurs, de la course, de la tactique. Je n'ai pas l'intention de rester une figure publique dans les prochaines années, j'ai besoin de faire le vide, d'avoir une vie privée. Mais je ne pourrai pas me passer du Tour de France. Si je ne suis pas là, je le regarderai à la télévision. En 2006, je suis très curieux de voir ce qui va se passer.
Avez-vous des regrets de quitter tout cela ?
L.A.: Il n'y a aucune raison. J'ai eu une carrière tout à fait incroyable. J'ai été chanceux, et même béni, d'avoir passé treize ans en tant que coureur professionnel, d'avoir participé à beaucoup de grandes courses et d'en avoir gagné. C'est aussi une bénédiction d'avoir pu assurer l'avenir financier de mes enfants. Je n'ai besoin de rien d'autre.
"Gagner sept Tours est une preuve de panache"
Vous êtes un personnage que l'on veut approcher. Cela provoque-t-il une tension ?
L.A.: Cela fait partie de la fonction. Les gens voulaient aussi m'approcher parce que j'ai eu ce cancer et que je suis revenu. Si j'étais champion du monde de tennis de table, il y aurait moins de monde autour du bus. J'ai beaucoup de chance, il faut garder les pieds sur terre. Maintenant, ma période est terminée.
Vous avez moins attaqué cette année...
L.A.: C'est vrai. En 2003, je n'étais plus capable d'attaquer. L'an dernier, j'ai gagné plusieurs étapes mais pas nécessairement en attaquant. Si je gagne, on dit que je suis arrogant. Si je ne gagne pas, on dit que je manque de panache. Cette année, je suis venu avec un seul objectif, remporter le classement général. La seule étape à laquelle je tenais, c'était le contre-la-montre par équipes. Pour moi, le fait de gagner sept Tours est une preuve de panache sans avoir besoin de gagner des étapes.
Que ferez-vous après dimanche ?
L.A.: Quand on se réveillera lundi matin, avec les enfants, Sheryl (Crow) et un groupe d'amis très proche, on ira dans le Sud de la France, sur la plage, on mangera bien, on boira un peu de vin et on se laissera aller.
Allez-vous tout arrêter ?
L.A.: Je ne vais pas arrêter toute activité du jour au lendemain. Pourquoi pas participer près de chez moi à du cyclo-cross, du VTT ? Je veux continuer à faire de l'exercice, deux-trois heures par jour. J'ai besoin d'activité.
"Je n'oublierai jamais 2003"
Pourquoi terminer sur le chiffre sept ?
L.A.: Il n'y a pas de raison spéciale. J'aurais pu m'arrêter à six mais Discovery Channel est arrivé et a demandé à ce que je dispute encore un Tour de France. Je ne l'ai pas couru cette année pour battre un record. L'enjeu, c'était une promesse au sponsor et à l'équipe.
Dans dix ans, comment classerez-vous vos sept victoires ?
L.A.: Il faudra me poser la question dans dix ans. Mais, le sixième Tour (NDLR: 2003) était très particulier, je ne pourrai jamais l'oublier.
La présence de vos enfants était-elle si importante ?
L.A.: Ce sont les trois personnes les plus importantes de ma vie, tous les parents peuvent le comprendre. Je voulais les avoir tout près de moi. Je voulais que la dernière image qu'ils aient de leur père en tant que sportif, ce soit sur le podium avec le maillot jaune."
Quel est l'avenir de votre équipe ? Projetez-vous d'avoir un nouveau champion américain ?
L.A.: On aimerait en découvrir un mais ce n'est pas simple. Projet, c'est le terme adéquat. Il y a beaucoup de bons coureurs dans l'équipe, on a vu George Hincapie faire des choses exceptionnelles. On va se concentrer sur Popovych, qui a gagné le maillot blanc. Je pense qu'il est notre prochain leader. Mais, pour que le public américain reste accroché au cyclisme, il faut un coureur américain au sommet. On va essayer de le trouver."
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité