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Etape 10: Déclarations
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Publié 14/07/2009 à 16:48 GMT+2
Retrouvez les principales réactions enregistrées à l'issue de la 10e étape du Tour de France, remportée à Issoudun par Mark Cavendish.
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Crédit: Eurosport
THIERRY HUPOND (FRA/Skil):
"Aujourd'hui on avait à coeur de prendre l'échappée. Ça a réussi, même si on ne va pas tout à fait au bout, on est quand même heureux d'avoir passé la journée du 14 juillet devant. Vu qu'il n'y avait pas les oreillettes, le peloton n'a pas voulu prendre trop de risques et nous laisser trop d'avance, donc toute la journée il nous ont laissés à trois minutes. On ne s'est pas énervés, de toutes façons l'écart dépendait du peloton et pas de nous. On a attendu comme ça et à 20 km de l'arrivée, on s'est dit qu'on donnait tout pour essayer de résister. Au début, on est content de se retrouver devant, mais l'objectif c'est quand même de gagner l'étape, et je suis déçu de m'être fait reprendre si près de l'arrivée.
RINALDO NOCENTINI (ITA/AG2R):
"C'était un bonne journée, un peu plus tranquille pour nous que les deux journées précédentes. C'était une journée pour les sprinteurs. Des gars ont essayé de lancer une échappée de peu de coureurs mais derrière, plusieurs équipes de sprinteurs ont roulé, du coup pour nous c'était tranquille. L'absence d'oreillettes, c'est un peu dangereux, il y a beaucoup de dangers sur la route. J'espère aller le plus loin possible avec le maillot jaune. Demain (mercredi) c'est une étape qui nous convient, vendredi ce sera plus dur, mais j'espère arriver jusqu'à vendredi soir avec le maillot jaune".
BENOIT VAUGRENARD (FRA/Française des Jeux):
"Je ne suis ni sprinteur ni grimpeur. Donc j'avais coché cette étape pour baroudeurs. Dans l'échappée, le directeur sportif d'Ignatiev n'a pas voulu qu'il roule. On a laissé faire. On a attendu les vingt derniers kilomètres et on a roulé à fond. Ignatiev nous a alors donné un coup de main. Les oreillettes ? dans le final, on a géré ça avec Samuel Dumoulin. On n'a pas eu besoin d'oreillettes."
SAMUEL DUMOULIN (FRA/Cofidis):
"J'avais passé les Pyrénées tranquille, j'ai récupéré assez vite, aujourd'hui j'avais du jus. Je pensais qu'il faudrait batailler pour trouver la bonne échappée, mais en fait ça c'est fait assez vite. Le fait de ne pas avoir d'oreillettes n'a rien changé, c'était une étape pour sprinteurs, ils nous ont contrôlé comme ils l'auraient fait de toutes façons".
CHRISTOPHE MOREAU (FRA/Agritubel):
"C'était difficile aujourd'hui sans les oreillettes, quand les voitures remontaient au peloton pour aller donner les infos aux coureurs. Il faut évoluer avec son temps, l'oreillette est incontournable, la supprimer n'apporte rien à la course. C'est comme si on nous retirait la roue de rechange quand on a crevé. Il y a eu une petite coalition des équipes, j'ai vu qu'au début de la course les équipes avaient décidé de rouler fort derrière l'échappée. Quelques équipes avaient décidé de ne rien laisser aux Français ce 14 juillet.
JOSE JOAQUIN ROJAS (ESP/Caisse d'Epargne):
"J'étais très bien placé au dernier kilomètre, en septième ou huitième position. Le final était très technique, avec une succession de virages difficiles et à plus ou moins 500 mètres de la ligne, Haussler d'abord et Duque ensuite ont laissé un trou. J'ai perdu une dizaine de mètres. C'est dommage car après une étape tranquille j'avais les forces suffisantes pour être devant. Le final était beaucoup plus difficile et dangereux que ce qui apparaissait dans le livre de route. Le fait de courir aujourd'hui sans oreillettes n'a pas permis aux directeurs sportifs de nous avertir des risques qui nous attendaient. Heureusement il n'y a eu qu'une seule chute mais cette arrivée n'était pas digne du Tour."
HEINRICH HAUSSLER (GER/Cervélo):
"Je ne comprends pas pourquoi on fait un tel foin autour de ces oreillettes. C'est la règle, on la suivra. C'est une question de sécurité, on préfère rouler avec les oreillettes, mais ce n'est pas comme si on était incapable de raisonner par nous-mêmes. On peut prendre nos propres décisions".
GERALD CIOLEK (GER/Milram):
"Jusqu'à la chute j'étais en bonne position, ensuite j'ai perdu quelques mètres très importants et j'ai dû m'employer pour revenir. A la fin, c'était une course très nerveuse, sur un parcours extrêmement sinueux et dangereux. Les étapes de mercredi et jeudi seront sûrement meilleures pour nous".
CARLOS SASTRE (ESP/Cervélo):
"Ce fut une excellent journée pour moi, j'ai eu le temps de voir beaucoup de choses, de parler avec beaucoup de coureurs, avec qui je n'aurais pas pu parler autrement, et finalement, on se rend compte à l'arrivée que la vitesse moyenne est toujours la même, autour de 40 km/h sur un terrain qui était tout sauf plat, sur des routes étroites et difficiles. Je n'ai pas eu le moindre problème de toute la journée, je me suis senti entouré par mes équipiers, qui étaient là au cas où il y aurait eu des chutes ou des incidents".
ALBERTO CONTADOR (ESP/Astana):
"L'oreillette est un élément de sécurité, parfois utile pour éviter les chutes et pour te renseigner sur les dangers qui se présentent sur la route. Aujourd'hui nous avons montré le mécontentement des coureurs. C'était une journée un peu bizarre. Ce n'est pas une question de spectacle, parce que s'il n'y a pas plus d'attaques, c'est parce que le cyclisme moderne a changé, et que les équipes sont plus solides".
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