Hesjedal s'arrête là

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Pris dans la gigantesque chute vendredi, Ryder Hesjedal (Garmin) n'a pas pris le départ de la 7e étape du Tour de France samedi. Jonathan Vaughters, le manager de la formation américaine, l'a annoncé ce matin sur son compte Twitter.

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Il était difficile d'imaginer un autre dénouement. Le Tour de France est terminé pour Ryder Hesjedal. Le Canadien ne prendra pas le départ de la 7e étape à Tomblaine. C'est son directeur sportif, Jonathan Vaughters, qui a officialisé la nouvelle samedi matin sur Twitter. Parmi les leaders, Hesjedal avait été une des principales victimes de l'énorme chute survenue à 25 kilomètres de l'arrivée vendredi. Il était reparti, mais avait coupé la ligne avec plus de 13 minutes de retard. Autant dire qu'il n'avait plus aucune chance de bien figurer au classement final à Paris, ce qui était son grand objectif.
Vainqueur du Giro au mois de mai, Hesjedal s'était aligné au départ de Liège avec de grandes ambitions. Très endurant, il se sentait en mesure d'encaisser l'enchainement des deux grands Tours. Excellent rouleur, le leader de l'équipe Garmin entendait aussi profiter du parcours 2012 de la Grande Boucle et de sa centaine de kilomètres. "Triste, mais il reviendra", a laconiquement commenté Vaughters. Mais chacun s'y attendait depuis la veille. "Il a un gros hématome sur le haut de la jambe. Tyler Farrar l'a poussé dans le dernier kilomètre pour qu'il puisse passer la ligne", avait confié Allan Peiper, directeur sportif de la Garmin. "Il est touché sur l'articulation à l'avant de la hanche et c'est tellement gonflé qu'il ne peut pas plier la jambe", a détaillé Vaughters avant le départ.
Millar: "L'antithèse de l'an dernier"
Pour l'équipe américaine, cette 6e étape a donc viré au cauchemar. Outre Hesjedal, elle a perdu dans cette chute Tom Danielson, son autre leader pour le classement général, contraint à l'abandon sur la route. Lui n'avait même pas pu rallier l'arrivée. Et ce n'est pas tout. Johan Van Summeren, visage livide et cuissard déchiré, complètement groggy après une brève perte de connaissance, avait fini l'étape en dernière position. David Millar, lui, a posté sur son compte Twitter des photos de son bras balafré par de multiples cicatrices. C'est presque toute l'équipe qui s'est retrouvée au sol. "Cette journée est un désastre, témoignait Peiper, défait, à l'arrivée. Pour nous, rien ne marche sur ce Tour. On a tellement de blessés... On a perdu la plupart de nos chances dans tout ce qu'on voulait faire. Ces derniers jours ont amené beaucoup de déceptions".
"C'est la chute la plus effrayante dans laquelle j'ai été pris", affirme David Millar, 35 ans, coureur professionnel depuis 1997 qui participe à son douzième Tour de France. "On n'a pas pu l'éviter, on s'est encastré les uns dans les autres à 70 km/h. J'ai eu de la chance, j'étais dans une troisième vague, j'ai atterri sur des gars, j'avais des vélos qui me tapaient derrière, des chaînes me sont tombées dessus... Je ne savais plus où j'étais", raconte l'Ecossais avant de montrer son avant-bras ensanglanté et des traces de dents de pédalier sur son maillot. A croire que ceux à qui tout souriait l'an dernier (Europcar, Garmin), doivent payer le prix de leur bonheur de 2011. "C'est l'antithèse de l'an dernier", soupire Millar. En 2011, les hommes de Jonathan Vaughters avaient raflé la mise dans la première semaine avec deux victoires d'étape dans le contre-la-montre par équipes et pour Farrar et plusieurs jours en jaune pour Thor Hushovd.
Cette fois, Garmin est en pleine galère. Il reste deux semaines pour sauver les meubles et serrer les dents. "Christian Vande Velde a quelques hématomes, Johann Vansummeren a perdu beaucoup de peau et a quelques soucis musculaires en haut du dos, Tyler (Farrar) est toujours amoindri après plusieurs chutes ces derniers jours", a-t-il notamment énuméré, concernant ses coureurs qui prendront le départ de la 7e étape à la mi-journée. "Robbie (Hunter) a été pris dans trois chutes spectaculaires. Il voulait repartir mais il est touché aux vertèbres et l'encadrement médical lui a dit que ce n'était pas sûr. On n'est plus que six" après l'abandon la veille de Tom Danielson après cette même chute", a-t-il ajouté.
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