Avez-vous vu la chute?
ANDRE GREIPEL : Non je ne l'ai pas vue, j'étais devant avec mes coéquipiers qui me protégeaient. Ça s'est passé derrière moi, tout est allé très vite. Mais j'espère que tout le monde va bien.
Avez-vous cherché à savoir qui avait évité la chute ?
A.G. : Non, j'étais concentré sur mon sprint. Il ne faut pas s'occuper de savoir qui est là ou pas. J'étais convaincu que si nous suivions le plan établi ce matin au briefing, j'avais de grandes chances de gagner aujourd'hui. Alors je ne me suis occupé que de moi.
Comment s'est passé ce sprint?
A.G. : L'équipe a encore fait un superbe travail. C'était déjà le cas lundi, mais nous avons décidé aujourd'hui de rouler un peu plus tard pour garder des forces dans les derniers kilomètres. D'autant que nous avions Adam Hansen un peu diminué par une blessure. Certains éléments comme Sieberg ont été protégés et économisés durant l'étape. Je me suis retrouvé seul aux 200 mètres, mais j'ai réussi à tenir bon. Je suis heureux de voir que ça a payé. Pour l'équipe, c'était vraiment un sprint parfait. Je suis content de concrétiser ce travail par une victoire.
Votre défaite lundi à Tournai vous avait-elle mis la pression ?
A.G. : Non, je n'ai pas eu de pression supplémentaire. Je me mets toujours de la pression parce que je veux gagner, mais elle ne vient pas de l'extérieur. Elle vient de moi. Mais c'est davantage de la motivation.
L'an dernier, vous vous étiez imposé devant Cavendish. Cette fois, il n'était plus là...
A.G. : L'année dernière, c'était différent. Pas parce que j'avais battu Cavendish, mais parce que c'était ma première victoire sur le Tour. Cette fois, c'est très spécial aussi parce que nous avons une équipe très soudée. Je gagne pour toute l'équipe. Nous sommes vraiment neuf potes sur ce Tour et je voulais gagner pour eux.
L'ambiance dans cette équipe semble vraiment spéciale...
A.G. : Oui, et c'est vraiment très important. On le ressent tous. Personne n'a de problème avec qui que ce soit, tout le monde tire dans le même sens. C'est pour cela que nous marchons bien sur ce début de Tour.
Pourquoi ne disputez-vous pas les sprints intermédiaires ?
A.G. : Je l'ai déjà fait lors de la précédente étape. Je l'avais fait dimanche, mais seulement pour tester mes jambes. Je n'ai pas l'intention de lutter pour le maillot vert. C'est pour ça que je ne fais pas les sprints intermédiaires. Ce que je veux sur ce Tour, c'est gagner. Le vert n'est pas un objectif.
Est-ce que vous regrettez de n'avoir pas pu batailler face à Cavendish ?
A.G. : Les chutes font partie de la course. Lundi, je crois avoir montré que j'étais tout près de lui et que je pouvais le battre. J'espère vraiment qu'il va bien et que nous pourrons nous bagarrer dans les prochains jours.
LE TOUR DE FRANCE EST A SUIVRE EN DIRECT SUR EUROSPORT ET EUROSPORT PLAYER
- Sur ce sujet





























