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On a retrouvé Voeckler !
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Publié 11/07/2012 à 16:58 GMT+2
Mal en point en début de Tour, Thomas Voeckler a signé un superbe succès mercredi lors de la 10e étape à Bellegarde. C'est la deuxième victoire française sur cette 99e édition. Le maillot jaune Bradley Wiggins n'a rien cédé à ses rivaux, malgré l'offensive de Vincenzo Nibali.
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Thomas Voeckler a plus d'un Tour dans son sac. Loin de l'épopée fantastique de l'été dernier, l'Alsacien a vécu un début de Grande Boucle en forme de galère. Condition précaire, genou en galère et en prime, autour de son équipe Europcar, une pseudo affaire, ça ne sentait pas la saga sympa pour le double champion de France. Mais après dix jours à serrer les dents, il a attendu son heure. Mercredi, il a jugé qu'elle était venue. Avec l'entrée dans les Alpes, Voeckler a attaqué et il a gagné. Dans le final, il s'est joué de tous ses compagnons de route du jour, de Michele Scarponi à Luis Leon Sanchez, de Jens Voigt à Dries Devenyns. Un groupe de costauds, un quintet majeur, derniers rescapés de l'échappée fleuve du jour.
Pourtant, on a bien cru que la victoire allait lui échapper lorsque Devenyns a placé une attaque tranchante à trois kilomètres de l'arrivée. Derrière, ça sentait l'enterrement de première classe. Voeckler et Sanchez ont commencé à se regarder en chiens de faïence. Le coureur Europcar doit en fait une fière chandelle à deux personnes. Jens Voigt, d'abord. L'Allemand, lui, y a cru jusqu'au bout. Revenu au courage dans la dernière descente alors qu'il avait été décroché dans le Grand Colombier, morceau de choix de ce 10e acte, il a sans doute pensé qu'il n'avait pas produit tous ces efforts pour rien. Alors il a chassé derrière Devenyns. Sans lui, le Belge aurait probablement remporté cette étape. Voeckler, dans un dernier sursaut, a décidé d'aller chercher le vieux grognard de RadioShack.
Nibali a essayé
Bien lui en a pris. A deux, ils sont revenus sur Devenyns. Mais comme l'a avoué Voeckler, s'il a produit ce dernier effort, c'est grâce à l'intervention... dans l'oreillette (un comble pour lui, si peu adepte de cet outil, surtout dans le final des courses) de son directeur sportif Andy Flickinger, qui lui a demandé de tenter le coup pour ne rien regretter. Effectivement, cela en valait la peine. Dans le dernier raidard, très éprouvant, surtout sous cette chaleur et après une étape aussi dure, a permis au Français de déposer Devenyns et Voigt. L'ultime ligne droite a dû paraître interminable à Thomas Voeckler. Mais Scarponi, le seul en mesure de revenir sur lui dans les derniers hectomètres, n'était plus tout frais non plus. Sur la ligne, poing serré plus que bras levés, Voeckler semblait goûter avec un plaisir tout particulier cette troisième victoire d'étape sur le Tour. Celle-là, elle vient de loin. Un bonheur ne venant jamais seul, il a effectué trois tours sur le podium à Bellegarde, puisqu'il a également endossé le maillot à pois et reçu le prix de la combativité.
En retrait du combat pour l'étape, on attendait aussi la première grande bagarre entre les favoris pour ce premier sommet alpestre. Mais le magnifique Grand Colombier, première ascension hors catégorie de ce Tour 2012, était sans doute trop loin de l'arrivée pour offrir un combat à la hauteur de ses majestueux paysages. La seule véritable offensive du jour est donc survenue... dans la descente. Evidemment, elle a été signée Vincenzo Nibali. L'Italien, trouvant son coéquipier Peter Sagan, échappé depuis le matin, en point d'ancrage, a compté un peu plus d'une minute d'avance au pied du col de Richemont. Malheureusement pour lui, Sagan l'a laissé seul trop vite. Isolé face au vent de face, le leader de la Liquigas n'a pas tenu. Bradley Wiggins, lui, n'a jamais paniqué. Très bien entouré par ses équipiers, le maillot jaune a mis fin à la fronde et passé une fin d'étape tranquille, malgré la mini-banderillette de Cadel Evans à... 600 mètres de l'arrivée.
Voilà donc une journée de plus sans dommage pour Wiggins. Chaque jour qui le rapproche de Paris sans perdre de temps ou ses nerfs est une bonne affaire pour le Britannique. Pour le menacer, il faudrait au moins quatre ou cinq Nibali. Mais Wiggo peut dormir tranquille, il n'y en a qu'un. Jeudi, l'arrivée à La Toussuire, longue mais globalement très roulante, n'est pas pour lui déplaire. C'est avant qu'il faudra attaquer le maillot jaune. Mais ça, ce n'est pas gagné...
LE TOUR DE FRANCE 2012 EST A SUIVRE EN DIRECT SUR EUROSPORT ET EUROSPORT PLAYER
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