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Schleck: "Pas une machine"
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Publié 18/06/2012 à 14:49 GMT+2
Deuxième du Tour de Suisse, Frank Schleck semble retrouver la grande forme. Mais le Luxembourgeois de RadioSchack-Nissan, qui compte déjà soixante jours de course en 2012, refuse de jouer les leaders sur le prochain Tour de France.
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Leader depuis la deuxième étape, Rui Costa a résisté. Jusqu'au bout. Vainqueur du prestigieux Tour de Suisse, le Portugais de 25 ans, menacé de toutes parts, a dû s'arracher dimanche pour sauver sa tunique jaune. Au courage et avec succès. A Sörenberg, le coureur de Movistar a conservé les quatorze secondes qui le séparaient de son dauphin, Frank Schleck. Si le Luxembourgeois a échoué dans sa quête de victoire finale, le frère d'Andy a fait preuve d'un panache certain. Et a quelque peu retrouvé le sourire à moins de deux semaines du Tour de France, pour lequel il a été retenu.
"Je pense que je peux être satisfait. Je n'ai aucun regret", s'est réjoui le frère d'Andy quelques minutes après avoir digéré une défaite sans amertume particulière. C'est dans le col hors catégorie du Glaubenberg - au meilleur moment - que Schleck a pris ses responsabilités. Sa tentative est restée vaine, mais elle a eu le mérite d'exister : "Je devais tenter de remporter cette étape. Nous n'avions qu'une seule option aujourd'hui (dimanche) et nous l'avons jouée à fond. C'était le seul moment de la course où j'ai pu avoir ma chance. J'ai donc tout misé là-dessus".
"Contador est la meilleure preuve"
Troisième du Tour du Luxembourg fin mai, le coureur de RadioShack-Nissan a fait taire certaines critiques nées après un Tour d'Italie sans relief. Une épreuve sur laquelle il a été inscrit au dernier moment. Sans réelle volonté de sa part. Avec déjà soixante jours de course, Schleck semble se rapprocher de son pic de forme, mais refuse de se voir trop beau. Déclinant tout commentaire sur le cas Lance Armstrong, qui touche collatéralement son manager Johan Bruyneel, Schleck ne souhaite pas non plus en dire trop sur son rôle lors de la prochaine Grande Boucle. "Je ne veux pas être leader pour le Tour", a-t-il tout de même avancé chez nos confrères de Cyclingnews. Son directeur sportif, Kim Andersen, est allé dans son sens : "J’ai entendu les prédictions qui affirment que Frank, avec sa forme actuelle, a une bonne chance pour la victoire au Tour 2012, mais si je ne veux pas freiner vos espoirs, cela me semble fou".
Au quotidien Het Nieuwsblad, le principal intéressé a donc tenu à calmer les ardeurs : "Je ne suis pas une machine. Il faut être réaliste. Je suis dans une grande forme, mais je ne peux pas continuer à me maintenir à ce niveau". Comprenez pendant trois semaines, à partir de fin juin. Puis Schleck a fait de l'Espagnol Alberto Contador son meilleur argument pour étayer sa plaidoirie : "Il est la meilleure preuve. L'an dernier, il a gagné le Giro et après ça, il en a payé le prix sur le Tour. Il n'a pas été assez fort alors qu'il n'avait même pas couru entre les deux Tours. Moi si".
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