Voeckler : "Ça m’affecte"

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Thomas Voeckler et Jean-René Bernaudeau ont réagi aux rumeurs de possibles pratiques dopantes au sein de l'équipe Europcar. Ils sont touchés, agacés, mais aussi déterminés à faie taire els critiques sur la route.

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Crédit: Eurosport

Le coup de massue. A trois jours du départ du Tour de France, le Team Europcar se serait bien passé de la polémique qui l'entoure depuis mercredi soir et la révélation par le site internet du quotidien L'Equipe de l'ouverture d'une enquête, datant de août 2011, concernant de possibles pratiques dopantes au sein de la formation vendéenne. Il s'agit d'une simple enquête préliminaire a été ouverte à l'encontre de l'équipe Europcar concernant principalement le possible usage de corticoïdes lors du Tour 2011, a annoncé jeudi à l'AFP une source officielle qui a requis l'anonymat. "Il n'y a pas d'ouverture d'information (judiciaire)", a déclaré cette source à l'AFP, soulignant qu'il ne s'agissait "que d'une enquête préliminaire" et minimisant la portée de révélations de presse à deux jours du départ du Tour samedi à Liège.
A la lecture de l'article initial, Thomas Voeckler et Jean-René Bernaudeau sont tombés des nues. Invités à réagir ce jeudi en conférence de presse, le manager et son coureur vedette ont exprimé leur étonnement mais aussi, et surtout, leur agacement. Voeckler, lui, a avoué "avoir été déstabilisé" par cette affaire. "Pour être franc, ça m'affecte. Quand il y a des choses colportées sur votre dos, ça ne fait jamais plaisir. C'est même chiant. Et puis, ce n'est pas justifié et basé uniquement sur des rumeurs." Bernaudeau n'a découvert la teneur de l'article en question que ce jeudi matin. Sa conclusion est limpide, la même que celle de son coureurs : "Il n'y a rien." Le manager vendéen a pris la défense de son équipe et de son staff érigeant "la santé de ses coureurs" comme "l'objectif numéro 1", la valeur cardinale de chacune de ses décisions.
"Ces accusations sont irréelles"
"Samedi, j'ai mon fils au départ du Tour (ndlr : Giovanni Bernaudeau). Vous comprenez : c'est mon gamin ! Je connais les parents de mes coureurs, ils m'ont laissé leur avenir entre les mains. Notre équipe, c'est une famille. Ces accusations sont irréelles", s'est emporté le patron du Team Europcar. Bernaudeau réfute l'idée selon laquelle son équipe aurait détournée la prise de corticoïdes pour accroître les performances de ses coureurs.
"Ce qui est bien avec ce papier, c'est qu'on va parler du MPCC (ndlr : Mouvement Pour un Cycliste Crédible, l'association des équipes en pointe dans la lutte contre l'usage détournée des corticoïdes). On est fier d'appartenir au MPCC. C'est notre raison d'être", a poursuivi celui qui a fait de la lutte contre le dopage l'une de ses priorités à la tête de chacune de ses équipes. "Nous finançons nos contrôles nous mêmes." Il estime que cette affaire n'aurait peut-être pas éclaté "si on n'avait pas eu des résultats l'an passé." Avant de conclure : "On veut aller au bout de nos rêves mais avec l'art et la manière."
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