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Cunego et les autres
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Publié 26/04/2005 à 12:45 GMT+2
Le 59e Tour de Romandie s'élance mardi et ce jusqu'à dimanche. Onzième manche du Pro Tour, l'épreuve présente un plateau très relevé avec au départ des spécialistes des courses d'une semaine. Pas étonnant de retrouver Cunego, Beloki ou encore Pereiro par
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Jamais le Tour de Romandie n'aura été aussi relevé. Parce qu'il est la 11e manche du Pro Tour, les gros bras du peloton ont répondu présent cette année.
Un parcours exigeant
Au menu du peloton (160 coureurs de 20 équipes distinctes), six jours de course sur un tracé de près de 656 kilomètres. Le Tour de Romandie se déroule du 26 avril au 1er mai prochain avec une spécificité d'étapes en boucles permettant à cinq cantons romands d'accueillir les coureurs.
Une certitude : la 59e édition du Tour de Romandie ne sera pas favorable de bout en bout aux sprinteurs, pourtant nombreux au départ. Si les premières étapes devraient convenir aux routiers-sprinteurs tels que les Italiens Alessandro Petacchi (Fassa-Bortolo) et Mario Cipollini (Liquigas), l'Australien Robby Mc Ewen (Davitamon-Lotto) ou encore l'Allemand Andreas Klier (T-Mobile), la fin de parcours est plutôt à l'avantage des grimpeurs et des spécialistes du chrono.
Après le prologue disputé en vieille ville de Genève, le tracé du Tour de Romandie subit une dénivellation totale de 8311 m. Les coureurs auront à traverser les cantons de Vaud depuis la cité romaine d'Avenches, de Neuchâtel et son Val-de-Travers, du Valais, avec la seule étape en ligne reliant le Centre Mondial du Cyclisme d'Aigle à la station d'Anzère et, enfin, de Fribourg, avec l'étape-reine de Châtel-St-Denis/Les Paccots. Le contre-la-montre individuel final de Lausanne permettra encore de départager les coureurs si nécessaire.
Petacchi de retour
Les hommes forts, susceptibles d'enlever l'épreuve, sont nombreux. Avec tout d'abord le leader de Liquigas, Stefano Garzelli.
Ne pas oublier également la présence du deuxième du classement Pro Tour, l'Italien Alessandro Petacchi (Fassa Bortolo). Il sera accompagné de Dario Frigo, vainqueur de la boucle romande en 2002, et de Fabian Cancellara, 2e du contre-la-montre de Paris-Nice cette année et vainqueur de la 5e étape. Un des hommes en forme.
Vainqueur de l'étape de Romont l'an dernier, il pourra compter sur l'aide du Suisse Michael Albasini, en évidence lors des Trois Jours de la Panne, ainsi que de l'Hélvète Patrick Calcagni.
La formation allemande T-Mobile Team sera présente avec le jeune Andreas Klier, 2e du Tour des Flandres et 12e au classement provisoire de l'UCI ProTour, ainsi qu'Olaf Pollack, 2e du prologue l'an dernier à Genève, et Sergueï Yakovlev.
Les Phonak à domicile
Il fait peu de mystères que la victoire devrait se disputer entre trois équipes. Et la Phonak, sur ses terres, endosse naturellement un costume de prétendante.
Composée des Romands Alexandre Moos et Steve Zampieri, plus motivés que jamais, du Colombien Santiago Botero, très à l'aise dimanche dernier sur la classique Liège-Bastogne-Liège, ou encore de l'Espagnol Osacar Pereiro, excellent grimpeur et rapide sur les chronos, la Phonak compte bien remporter sa première grande victoire de la saison.
Egalement favoris, les hommes de la Lampre, venus en force. Le vainqueur du Giro de l'an dernier, Damiano Cunego (Lampre-Caffita) aura à coeur de parfaire sa condition sur les routes de Romandie avant de défendre son titre sur le Tour d'Italie à partir du 7 mai. Avec Daniele Bennati, 3e de Gand-Wevelgem il y a quelques jours, avec Gilberto Simoni, vainqueur au Mont-Faron sur le Paris-Nice, ou même avec Evgeni Petrov, l'Italien Cunego est assez bien entouré pour espérer bien figurer sur ce Tour.
L'armada de la Liberty
Enfin, l'épouvantail du peloton pourrait bien être l'équipe Liberty-Seguros. Les Espagnols alignent une formation impressionnante. Seront au départ Joseba Beloki, Alberto Contador, David Etxebarria, Jörg Jaksche, Angel Vicioso... Sur le papier, la formation espagnole semble intouchable au vu des résulats de ses coureurs depuis le début de saison.
Et on voit mal comment la formation américaine Discovery Channel, privée de Lance Armstrong, peut inquiéter l'armada hispanique même si elle n'est pas condamnée à faire de la figuration. L'Ukrainien Jaroslav Popovych ou encore l'Italien Paolo Savoldelli ont en effet des rôles plus denses à jouer.
La carte Brochard et Moncoutié
Il nous reste nos petits tricolores. Les formations françaises alignent des coureurs de talent, comme Laurent Brochard (Bouygues Télécom), récent vainqueur de Paris-Camembert, ou encore David Moncoutié (Cofidis), qui s'est adjugé de belle manière la 2e étape du Tour du Pays Basque. A relever dans cette formation, la présence de Daniel Atienza, qui retrouve ainsi les routes du Tour de Romandie.
Avec un tel plateau, le public peut véritablement s'attendre à vivre une grande et belle édition du Tour de Romandie, plus ouverte que jamais.
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