La carrière de Lance Armstrong s'est arrêtée voilà dix jours en jaune, sur les Champs-Elysées. Mais l'appétit de victoires de son équipe se perpétue. La formation Discovery Channel a glané un nouveau succès jeudi grâce à son Hollandais de service, Max Van Heeswijk. Une habitude pour la troupe américaine, mais surtout une véritable délivrance pour MVH, qui signe là sa toute première victoire de l'année 2005.
Etonnant, dans la mesure où le Batave restait sur une énorme saison 2004, où il avait levé les bras à 12 reprises. La dernière fois, c'était d'ailleurs sur les routes du défunt Tour des Pays-Bas, dont le Tour du Benelux n'est autre qu'une version étoffée et revisitée. L'air du pays aura donc suffi à lui redonner le sourire, après six mois très quelconques. Son meilleur résultat jusqu'alors restait sa troisième place lors des Championnats des Pays-Bas.
Zabel enfermé
Van Heeswijk s'est imposé avec une facilité déconcertante dans l'emballage final, se permettant même de se retourner avant la ligne pour finir en roue libre. Derrière, ni Marco Zanotti ni Steven De Jongh n'avaient pu l'inquiéter, pas plus qu'Erik Zabel. Le berlinois de l'équipe T-Mobile, idéalement placé sous la flamme rouge, eut le tort de se laisser enfermer aux 500m. Quant à Alessandro Petacchi, autre ténor du sprint présent sur cette épreuve, on ne l'a tout simplement pas vu.
Un bonheur ne venant jamais seul, Van Heeswijk hérite également du maillot rouge de leader, grâce aux dix secondes de bonif' engrangées à l'arrivée. Pour une seconde, il dépouille de la tunique le Belge Rik Verbrugghe. Les Quick Step avaient pourtant joué le jeu en roulant derrière toutes les échappées, notamment celle des deux vétérans néerlandais, Rudi Kemna (Shimano) et Erwin Thijs (Mr Bookmaker), repris à moins de 10 kilomètres du but.
Verbrugghe tentera de retrouver le haut de l'affiche ce week-end, lors des deux étapes les plus escarpées de ce Tour du Benelux, là où les prétendants à la victoire finale devront prendre les choses en main. Vendredi, ce sera encore l'heure des sprinters, tant le profil de la deuxième étape semble avoir été taillé pour eux. Un bon présage, peut-être, pour Van Heeswijk. L'an passé, dans la foulée de sa victoire dans la première étape de l'Eneco Tour, Max la menace avait récidivé le lendemain.
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