Jimmy, la saison a plutôt bien débuté pour vous avec déjà une victoire à votre compteur, sur l'Etoile de Béssèges&hellip
J.C : Oui, je suis très satisfait, d'autant que je n'ai pas travaillé dans l'optique de pouvoir gagner si tôt dans la saison. L'objectif, c'était plutôt d'être prêt début mars que début février. Donc c'est toujours sympa de gagner quand on ne s'y attend pas forcément.
Vous vous êtes montré opportuniste?
J.C : Je dirai malin, plutôt, par rapport à la condition que j'avais. J'ai vraiment couru à l'économie toute la journée. Les collègues ont été parfaits aussi. Ils m'ont toujours remonté sans que je fasse d'efforts inutiles. Ils ont bien compris ce que je voulais. Et le sprint final s'est vraiment déroulé de manière idéale. Je ne pouvais pas faire mieux ce jour là, mais ça a suffi parce que je me suis montré malin.
Ce succès change-t-il vos objectifs à court terme?
J.C : Non, je reste sur la ligne fixée. Disons que le fait d'avoir déjà gagné me donne un peu plus de confiance pour la suite. Je ne pensais pas faire un résultat sur la Clasic Haribo dimanche. Là, je me dis, pourquoi pas? Ce sera difficile de s'imposer, mais j'y vais pour faire une place.
Revenons sur la saison passée. Avec six victoires, étiez-vous satisfait de votre bilan personnel?
J.C : J'ai à peu près atteint les objectifs. Six succès, c'est un peu juste pour un sprinter, j'aimerai arriver à la dizaine, mais ce n'est pas si mal. Surtout, je suis heureux d'avoir remporté ma première course par étapes, le Circuit Franco-belge. Ce n'est jamais évident de gagner en Belgique. Il y a aussi ma victoire aux Quatre Jours de Dunkerque, le jour où l'équipe reprenait la compétition après un mois d'absence à cause de la fameuse affaire. Emotionnellement, c'était très fort. Un beau symbole.
"Stuart est un maître pour moi"
Qu'est-ce qui vous manque pour devenir un sprinter à 10-15 victoires par saison? Une équipe totalement à votre service?
J.C : Non, je ne prends pas les choses comme ça. Pour prétendre avoir une équipe qui bosse pour vous toute l'année, il faut faire partie du top 10 mondial. Ce n'est pas encore mon cas. Je ne peux pas imposer ça à mes coéquipiers. C'est d'abord à moi de faire mes preuves, de progresser, de montrer que je peux devenir régulier à 10 victoires. Pour cela, il faut encore que je progresse physiquement et techniquement. Cette année, je veux franchir un palier.
La présence dans l'équipe d'un garçon comme Stuart O'Grady peut-elle vous y aider?
J.C : Certainement. Stuart, j'apprends énormément en le côtoyant, en le regardant. Quand je l'amène dans les sprints aussi, j'engrange énormément d'informations. Au niveau du placement, il est toujours parfait. Tactiquement, il ne commet quasiment jamais de fautes. Tout ce qui me manque, il l'a. C'est un maître pour moi.
Il y a un an, l'équipe Cofidis se trouvait en plein tourmente. De l'extérieur, on a le sentiment que la sérénité est revenue dans le groupe. Est-ce le cas?
J.C : Complètement. Chacun s'est remis en question. Aujourd'hui, il y a vraiment une excellente ambiance, entre les coureurs, avec le staff. Tout se passe bien. On a un très bon feeling avec les nouveaux, notamment Lionel Marie, le directeur sportif qui nous a rejoints. Tout le monde s'est bien intégré, ce qui permet de ne pas perdre de temps.
Que peut-on vous souhaiter pour cette saison 2005?
J.C : Sportivement? Gagner une étape du Tour. Ce serait formidable.
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