"Je ne me fais aucune illusion, affirme Anelka. Même quand il y a 60.000 blessés, Domenech (sélectionneur de l'équipe de France) ne me prend pas ! Il aurait pu le faire (...), et, si j'étais bidon, ne plus me rappeler. Je préfère qu'il soit honnête et qu'il dise ne pas compter sur moi". "Je pense que je ne reviendrai pas en bleu tant que Raymond Domenech sera en place", estime aussi l'attaquant de Fenerbahçe.
A la question, "Avez-vous un différend avec lui ?" répond: "On peut dire ça ainsi. Il remonte à loin." Selon l'ex-joueur du Paris SG, ce "différend" remonte à l'époque où Raymond Domenech, alors sélectionneur des Espoirs, refusait de le convoquer lorsqu'il était titulaire à Arsenal. "Je n'ai jamais vraiment compris pour quelle raison Domenech ne m'avait jamais sélectionné avec les Espoirs", regrette-t-il.
Un différend chez les Espoirs
Anelka rappelle n'avoir joué qu'une seule fois avec les Espoirs sous l'ère Domenech, "en Finlande", après avoir entre-temps connu l'équipe de France A (1re sélection le 22 avril 1998). Il s'agissait d'un match en Islande disputé le 5 septembre 1998 remporté 2 à 0. L'ex-attaquant d'Arsenal avait par la suite décliné une seconde convocation parce qu'il était "blessé depuis une dizaine de jours", explique-t-il aujourd'hui.
En octobre, lors de l'émission "Téléfoot" sur TF1, Anelka, alors à Manchester City, avait affirmé n'avoir "aucun problème" avec le sélectionneur. "Domenech je le connais pas, il ne me connaît pas non plus je pense", affirmait alors Anelka, dont la dernière sélection remonte à trois ans, le 17 avril 2002 pour un match amical France-Russie (0-0).
"J'ai changé"
Raymond Domenech, qui a pour ligne de conduite de ne jamais s'exprimer publiquement sur les joueurs non convoqués, a constamment répété, depuis sa prise de fonction en juillet 2004, que Nicolas Anelka était sélectionnable. Evoquant son transfert en Turquie, en janvier Anelka, affirme par ailleurs ne avoir "choisi de jouer en Turquie pour ses mosquées !".
"Je suis musulman depuis 1996, explique-t-il. Je vis cela tranquillement sans essayer de convaincre qui que ce soit (...). Musulman, je l'étais déjà au PSG, à Arsenal, au Real, à Liverpool et à City." Anelka, 26 ans, estime enfin avoir "changé". "C'est ce qu'on appelle la maturité, non ? Même être remplaçant, ça m'énerve moins. Je ne considère plus ça comme une punition. L'expérience au Real m'a servi. Je ne veux pas que cela se produise une seconde fois."
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