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Arbitrage, nouvelle règle du hors-jeu : le point de règlement qui change tout


Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 28/07/2013 à 17:33 -
Par Eurosport - Le 28/07/2013 à 17:33
La loi du hors-jeu a été modifiée par l’International Football Association Board (IFAB) en ajoutant un point-clé qui fera débat. Son application s’annonce ardue. La question sera désormais de savoir si le ballon a été disputé par le défenseur ou non. Explication.

S’il y a bien une règle fondamentale dans le football, c’est celle du hors-jeu. On ne compte plus les actions annihilées par une position de hors-jeu (valable ou non d’ailleurs), les défenseurs s’arrêtant de jouer pour réclamer à l’arbitre de touche de lever son drapeau, les attaquants pestant qu’ils étaient bien alignés… Cette loi du hors-jeu symbolise la difficulté d’appréciation en temps réel propre à la fonction d’arbitre. C'est bien parti pour durer.

Pour faciliter la prise de décision des arbitres, l’International Football Association Board (IFAB), l’organisation en charge des règlements dans le football, a décidé d’apporter quelques modifications à la loi XI, suite aux directives de la FIFA. Parmi les modifications décidées en mars et applicables dès le mois de juillet, un point-clé fait débat. Dans les nouveaux textes, il est stipulé qu’un joueur qui ne dispute pas le ballon à son adversaire ne sera pas sanctionné si le défenseur manque son intervention, quand bien même il serait en position de hors-jeu.

"Tirer un avantage de sa position" et "En lui disputant le ballon" : les mots qui changent tout

Il y a trois conditions pour que l’attaquant soit signalé hors-jeu : s’il "intervient dans le jeu", "interfère avec un adversaire" ou "tire un avantage de sa position de hors-jeu" (se référer au texte de la FIFA). C’est sur les deux derniers points que l’IFAB a apporté des modifications. Le texte dit exactement "qu’interférer avec son adversaire signifie empêcher un adversaire de jouer ou d’être en position de jouer le ballon en entravant clairement sa vision du jeu ou en lui disputant le ballon." L’autre ajout concerne la notion d’intervention délibérée ou non du défenseur. C’est celle-ci qui détermine si l’attaquant tire ou non avantage de sa position. Cela veut dire que désormais, un joueur en position de hors-jeu qui reçoit un ballon volontairement joué par son adversaire n’est plus signalé hors-jeu s’il est déjà défait du marquage.

Comment évaluer si un joueur s’est déjà soustrait à son marquage ? "S’il se trouve à une distance de plus d’un mètre et cinquante centimètres de son adversaire", nous a déclaré un officiel de l’URBASFA, la fédération belge, qui a mis en ligne deux documents (une note et une video) pour expliciter cette nouvelle règle. Même si le défenseur manque son intervention en voulant couper la passe après avoir senti l’attaquant prêt à plonger dans son dos, si celui-ci (l’attaquant) n’est pas directement au duel avec lui au moment du déclenchement de la passe, il n’y aura plus hors-jeu. En revanche, un joueur restera jugé en position de hors-jeu si, situé derrière la défense au moment auquel le ballon lui est adressé, il dispute le ballon à son adversaire, il profite d'un ballon dévié par un défenseur ou d'un arrêt du gardien qui lui permettrait de récupérer le ballon.

Un casse-tête pour les arbitres?

Cette nouvelle réglementation du hors-jeu, censée faciliter la tâche des arbitres, pourrait au contraire amener de la confusion supplémentaire. Toute la semaine, la twittosphère a débattu de la pertinence et du sens de cette nouvelle règle, à laquelle diverses interprétations ont pu être données. La décision de l’arbitre pour juger si l’attaquant est à une distance respectable ou non du défenseur et qu’il ne lui dispute pas le ballon sera forcément sujet à interprétation. Sollicitée par téléphone et par e-mail, la FIFA n’a pas répondu à notre demande d'éclaircissement de cette nouvelle règle qui, interprétée à l'extrême, constitue un sorte d’encouragement pour les numéro 9 du monde entier à jouer la carotte. Si, évidemment, il leur reste interdit de se poster dans la surface en attendant les passes des partenaires, ils pourront toujours miser sur un fait de jeu ou une erreur de défenseur pour se retrouver en seul à seul avec le gardien.

 
 

 


  • Marie-Viviane Singui15/02/2014 12:08

    Cest vrai que le wait and see on lappliquait depuis

  • vivelesport820/10/2013 21:01

    J'ai déjà arbitré et je continue de le faire...

  • Christopher Labeyrie20/10/2013 17:21

    t'as déja arbitré un match pour voir ce que c'est de tenir vingt deux joueurs qui contestent sans arrêts les décisions d'arbitre, etc .... je dis pas qu'ils sont tous comme ça mais en grande partie. alors y'a peut-être beaucoup d'arbitre qui ne se tiennent pas leur match mais essaye toi de le faire tu vera c'est pas simple et après tu comprendras .les instances d'en haut s'en foutent du foot amateurs sinon t'inquiète pas les subventions serait vite dans les caisse de ton club ou du mien, mais c'est pas ce qui les intéresse en premier. après le niveau de l'arbitrage français n'est pas mauvais bien au contraire, y'a juste qu'il existe deux types d'arbitrage. celui que tu voit tous les week end sur les terrains amateurs, ou les arbitres sont peut-être moins dur sur les règles. et tu as l'arbitrage type pro, celui ou de l'argent circule entre club pour les transferts de joueurs les primes de championnat les droits TV etc, pourquoi un arbitre siffle jamais de penalty dans le dernier quart d'heure meme si c'est visible... pose toi la question ?? a bon entendeur !