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L'Allemagne rejoint le Chili en finale après son large succès contre le Mexique (4-1)

L'Allemagne n'a fait qu'une bouchée du Mexique

Le 29/06/2017 à 21:54Mis à jour Le 30/06/2017 à 00:06

COUPE DES CONFEDERATIONS - La relève allemande est déjà bien au niveau. La Mannschaft s'est facilement qualifiée pour la finale de la Coupe des confédérations en corrigeant le Mexique en demie (4-1), jeudi soir. Les champions du monde en titre, qui ont quasiment plié le match dès les dix premières minutes, affronteront dimanche le Chili en finale.

Joachim Löw était venu en Russie avec une Allemagne volontairement rajeunie pour tester certains joueurs à un an de la Coupe du monde. Soit sans réel objectif autre que la formation et la prise de connaissance du vivier allemand. Voilà finalement ses troupes et lui en finale de la Coupe des Confédérations 2017, à la faveur d’une victoire à l’allemande obtenue face à un Mexique courageux mais trop paralysé par sa défense.

Pourtant inexpérimentée, cette Mannschaft a fait montre jeudi soir d’un réalisme implacable et d’une solidité parfaite quand il le fallait. Comme une taulière. Elle a surtout profité de la principale faiblesse de son adversaire du soir, qui s’est fait cueillir à chaque fois que les Allemands ont voulu accélérer dans leur dos ou, à l’inverse, construire dans la surface. Vainqueur 4-1, le champion du monde 2014 affrontera le Chili en finale. Un duel déjà vu en phase de poules mais évidemment inédit à ce stade d'une compétition internationale.

Deux hommes symbolisent le succès allemand face aux Mexicains : Timo Werner et Leon Goretzka. Le premier, déjà étincelant face au Cameroun, a fait mal aux arrières par sa vitesse, ses décrochages et ses excellents choix dès qu’il avait la balle. Son activité a même été récompensée par un but (59e). Le deuxième a fait payer cher le repli défensif trop souvent tardif d’El Tri en inscrivant un doublé en deux petites minutes (1-0 6e, 2-0 8e), un record dans la compétition. Cette paire prometteuse - trois réalisations chacun dans cette Coupe des confédérations - représente l’avenir de la Mannschaft et est en train de marquer de gros points. Au contraire de Julian Draxler, assez transparent jeudi soir à l’exception d’un geste technique qui tournera en boucle sur les réseaux sociaux à défaut d’avoir une conséquence positive au tableau d’affichage.

L’Allemagne pour la première fois en finale

Toujours est-il que malgré la supposée écrasante démonstration allemande, le Mexique n’a pas à rougir. Pas du tout même. Alors qu’ils auraient pu être complètement assommés par leur entame catastrophique, les coéquipiers de Javier Hernandez, généreux comme à son habitude, a su faire trembler la Mannschaft. Ils l’ont même dominée pendant une bonne partie de la première période, sans parvenir à trouver la faille pour autant. Soit parce qu’ils ont manqué de réussite, à l’image de la barre trouvée par Raul Jimenez (75e). Soit parce que Marc-Andre ter Stegen était vigilant (33e, 39e, 84e). Leur réduction du score par Marco Fabian d’une superbe frappe de près de 30m (3-1, 89e) était méritée mais aura été beaucoup trop tardive. D’autant qu’Amin Younes (4-1, 90e+1) est venu clore les débats une bonne fois pour toutes avant le coup de sifflet final.

Cette 101e victoire de Joachim Löw à la tête de sa sélection permet à l’Allemagne de s’offrir sa première finale en Coupe des confédérations. Après le Danemark (1995), la France (2001 et 2003) et l'Espagne (2013), elle sera donc la quatrième nation européenne à y parvenir. Trois ans après son succès au Brésil, la Mannschaft tentera d’accrocher un nouveau trophée dimanche. On aurait espéré un face-à-face dantesque avec le Portugal, champion d’Europe en titre, mais ce sera le Chili, tenant de la Copa America, qui se dressera sur la route de jeunes Allemands plus que jamais décidés à prouver qu’ils ont leur carte à jouer en vue du Mondial 2018.

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