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Vuvuzelas vs Morris Dance
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Publié 12/06/2010 à 09:58 GMT+2
Revue de presse, du web, et des tweets: les vuvuzelas seront à la Coupe du monde ce que les grillons sont à la Provence. Les nostalgiques Anglais et Américains, qui se retrouvent 60 ans après un mémorable match au Brésil, devront oublier le bourdonnement pour réussir leur entrée en lice samedi soir.
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Un match qui donne le bourdon ?(News for South Africa: iol.co.za)
Georges Brassens se gaussait des trompettes de la renommée. Les Sud-Africains estiment quant à eux que le bourdonnement des vuvuzelas peut porter leur équipe plus haut que prévu. Quand tout le monde en convient, le bruit assourdissant perturbe la communication la plus simple sur le terrain, et en dehors, certains sont prêts à tout pour jouer de ce clairon. Côté joueurs (voir notre article Evra : ": "Tu ne dors pas la nuit"), il faut passer par la langue des signes. Côté commentateurs même topo, et idem pour les téléspectateurs qui ont bombardé les services de TF1 de questions sur les retransmissions !
Pour Mokoena, capitaine des Bafana Bafana, les encouragements sonores de la foule sont "une arme" pour l'équipe du pays hôte. Ces milliers de supporters et leur vuvuzelas sont notre "douzième homme. Les vuvuzelas ne nous dérangent pas du tout." Les autres supporters devraient-ils inventer une réplique ? Envoyer des fanfares, aligner les chanteurs de flamenco, inviter les tambours du Bronx ? Ce qui est sûr c'est que les amateurs de vuvuzelas ont des ressources. Dans un article d'un journal sud-africain en ligne qui est devenu une lecture favorite de notre envoyé spécial Maxime Dupuis (iol.co.za), on trouve un fan dompteur de chiens, qui a appris au sien, entre autres, à souffler dans la fameuse vuvuzela...
Angleterre - Etats-Unis : on remet ça ?(The Guardian)
60 ans après l'exploit des Etats-Unis, vainqueur inattendu face à l'Angleterre lors de la Coupe du monde 1950, au Brésil, à Belo Horizonte plus précisément, The Guardian a interrogé ceux qui avaient participé à ce match mémorable dont le remake aura lieu samedi soir. Bert Williams, le gardien anglais, en garde un souvenir amer : "Nous avons eu 90% de possession de balles, mais personne n'avait l'habitude de jouer face à une équipe recroquevillée sur sa ligne de but. Les Américains pensaient que nous allions gagner avec un score de cricket. "... Des Américains ont tout de même été capable de marquer un but ! Bert là encore n'a pas l'air d'y croire : "C'est un coup chanceux. Une déviation !".
Aujourd'hui, l'Américain Clint Dempsey et ses partenaires, dont la moitié jouent... en Angleterre, veulent croire en leurs chances. Dans L'Equipe, on a relevé les déclarations enthousiastes du joueur de Fulham : "Personne ne pensait que les Etats-Unis battraient l'Espagne (2-0 en demi-finale de Coupe des Confédérations en 2009), personne ne pensait que Fulham irait en finale de la Ligue Europa, et on l'a fait. Bien sûr, personne ne pense qu'on peut battre l'Angleterre..."
Rooney va-t-il tenir sa langue ?(BBC)
"Je suis prêt à mordre ma langue et supporter les insultes et provocations éventuelles des défenseurs", bien entendu il s'agit d'une traduction littérale d'un déclaration de Wayne Rooney faite à la BBC. En anglais, "bite my tongue" signifie "prendre sur soi". Et c'est tout ce que demande les Anglais à sa star. Après le "fuck-off" très médiatisé lors d'un match de préparation, lancé à un arbitre outré, l'attaquant de Manchester United veut faire profil bas devant les critiques et se concentrer sur son jeu. De toutes façons, il ne devrait rien entendre avec les vuvuzelas. Sinon, pour l'aider, un soutien inattendu lui permettra de passer outre : des spécialistes de la traditionnelle "Morris dance", version sexy, accompagnée par leur mascotte, un chien, qui ne sait pas souffler dans une vuvuzela, joueront les pom-poms girls de luxe (voir notre photo en tête d'article).
Diaby, Samaras, surnoms à faire oublier (The Guardian)
Diaby, qui a fait une excellente première période contre l'Uruguay pour son première titularisation depuis 2007, est surnommé la penderie ambulante par nos confrères britanniques. D'ici à ce qu'il nous fasse le coup du chapeau... On préfèrerait simplement qu'il la joue "à la Vieira" pendant 90 minutes. Sur twitter, Daniel Taylor du Guardian, rappelle que le Grec Georgios Samaras était surnommé "la tragédie" quand il évoluait à Manchester City.
Domenech en apnée ? (Week-end Argus)
Le Week-end Argus, un journal régional sud-africain, a comparé l'équipe de France a "un requin édenté". C'est un constat mondial : l'attaque des Bleus navigue en eaux profondes et Raymond Domenech sera en apnée jusqu'au match contre le Mexique. Pour un remake du Grand Bleu ?
Les réactions de la presse sud-africaine en vrac
Fantastique!": la presse sud-africaine saluait samedi à l'unanimité la première journée du Mondial de football, louant une cérémonie d'ouverture "époustouflante", la bonne prestation du Onze national et surtout, l'ambiance détonante. Le stade bourré à craquer de Soccer City, à Johannesburg, s'étale en Une du quotidien The Star, barré de la mention "Ayoba, Mzansi!" (en argot urbain: "Trop cool, l'Afrique du Sud"). "Du respect: C'est ce que nous avons mérité hier.
Détrompant les Cassandre, l'Afrique du Sud a organisé une cérémonie d'ouverture époustouflante et les Bafana Bafana ont produit un match haletant contre le Mexique", poursuit le journal. "Que nos joueurs soient arrivés si près de la victoire (...) rouve que nous ne sommes pas une nation de rêveurs irréalistes. Peut-être que nous rêvons, mais nous avons le courage, l'énergie et la détermination de concrétiser nos rêves."
"But!", tonne le Weekend Argus du Cap (sud-ouest) sous la photo d'un Siphiwe Tshabalala, hilare après avoir marqué le premier but de la compétition. Mais cela ne satisfait pas le Citizen, dont la Une montre la photo de Teko Modise, qui a eu l'occasion de doubler la mise avant que le Mexique n'égalise. "Si près de la victoire", regrette le journal. Et malgré les couacs dans les transports -- embouteillages monstres, trains en retard... -- la presse relève la bonne humeur générale, publiant des photos de fans en liesse et de foules multiraciales aux couleurs de la nation arc-en-ciel.
Ballack et Beckham de retour ?
De retour, oui, mais en tant que fan de foot. Après David Beckham, invité par la Fédération anglaise, Michael Ballack a été invité à rejoindre la Mannschaft après la phase de poules : "Suivre sa première Coupe du monde comme spectateur depuis 1998 est difficile, a-t-il reconnu dans sa chronique au quotidien anglais, The Times. Mais j'aime tellement le football que je vais regarder le plus de matches possibles".
Le tacle de Marina Hyde(The Guardian)
Elle tient une chronique mêlant avec subtilité et férocité sport, people et sujets de société : Marina Hyde suit le Mondial pour The Guardian. Elle ironise sur le soutien des acteurs scientologues, Tom Cruise et John Travolta, pris en photos avec les joueurs australiens, ces "socceroos", et elle tacle rapidement le traitement de la première journée en lançant le lapidaire : "Maintenant vous avez compris que la seconde chose la plus énervante après les vuvuzelas sont les journalistes qui se plaignent des vuvuzelas..." Marina Hyde - Collègues : 1-0.
SUR TWITTER :- Dès le coup de sifflet final de France - Uruguay de notre reporter Maxime Dupuis : "0-0, 3e de suite en ouverture d'une compét'". Plus tôt, il écrivait : "Enorme ovation pour Henry à son entrée. La main est oubliée..."- Optajean , en fin de match : "L'équipe de France a commis 20 fautes contre 9 pour l'Uruguay : contraste".- A l'issue d'Afrique du Sud - Mexique (1-1), on vous faisait remarquer que nos tweets étaient parfois bien vus : "Il y a une dizaine de jours, ici même, on vous disait beaucoup de bien de Tshabalala, restez connectés ;)." (notre flux: Eurosportfr_CDM)- Avant la cérémonie d'ouverture, Freddy Adu : "Je vais supporter les Etats-Unis et toutes les équipes africaines durant de Mondial".
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