Anelka : L’Incompris. C’est le titre du documentaire de Franck Nataf au sujet de Nicolas Anelka, sorti ce mercredi. "C’est Netflix qui l’a choisi, mais il me va", commente l’ancien attaquant du PSG et du Real Madrid dans les colonnes du Parisien. Il assume sa participation à l’élaboration de ce que la plateforme présente comme un "documentaire-vérité" : "On a eu envie de revenir à mes débuts à Trappes, jusqu’à mon dernier club, Mumbai City, en Inde, en 2015."

Anelka insiste. Ce qu’il s’est passé à Knysna n’est pas le cœur de cette vidéo d’1h34, qui retrace sa carrière : "Ce n’était pas pour raconter ‘ma vérité’ sur l’Afrique du Sud." Mais il livre tout de même sa version des faits : "Ce que j’ai dit ce jour-là, c’est : ‘T’as qu’à la faire ton équipe de merde’ (sic)." Une déclaration qui corrobore en partie celles de Raymond Domenech, qui n'a notamment pas fait état dans son livre des propos qu’Anelka aurait tenus à son égard à la mi-temps de France-Mexique (0-2), selon la fameuse Une du journal L’Equipe, lors du Mondial 2010. Le quotidien a été relaxé en 2011, dans le cadre du procès en diffamation intenté par le joueur.

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Pour l’international français, toute cette affaire n’avait pas lieu d’être : "C'était des mots de vestiaire et qui devaient y rester. Non seulement, ils sont sortis, mais ce n’était pas les bons. D’un coup, ça a donné l’image d’une agression alors que ça n’avait rien à voir." D’où son refus de présenter des excuses publiques, comme il poursuit dans Le Parisien ce mercredi : "J’étais d’accord pour m’excuser devant le groupe car j’avais parlé devant lui. Mais il n’y avait rien de public. Et je n’allais pas m’excuser pour des mots que je n’avais pas tenus."

"Un jour, Domenech s'invite chez Anelka et lui demande comment il souhaite jouer…"

"Avant Knysna, on avait vraiment de très bons rapports"

L’épisode a terni sa relation avec Domenech : "Sachez qu’avant Knysna, on avait vraiment de très bons rapports, eh oui ! Mais je ne lui ai pas reparlé depuis." Mais pas dans des proportions aussi grandes que l’on pourrait le penser, selon Anelka : "Si on se croisait par hasard, je crois qu’on pourrait discuter." L’ancien joueur de 41 ans ne fait qu’un reproche à son ex-sélectionneur : "Je lui en veux un peu pour une chose. Lorsque sa mère a déclaré publiquement qu’elle n’acceptait pas mes ‘insultes’. Lui, il savait que ce n’en était pas. Et il aurait dû le dire à ce moment. Une parole de mère, ça me touche."

Mais ce "clash" n’est pas qu’une histoire personnelle. Il a pris une bien plus grande ampleur. La "grève" qui a suivi a donné au fiasco des Bleus lors du Mondial 2010 une dimension historique. Dix ans plus tard, Anelka s’amuse de la posture candide de plusieurs de ses coéquipiers de l’époque, sans les nommer : "Ce que je n’ai pas compris, c’est que certains, des années après, disent ne pas avoir réalisé qu’ils faisaient une bêtise. J’étais là quand cela s’est décidé. Personne n’a été forcé et tout le monde savait ce que cela signifiait."

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