Gignac qui pioche, Santos à court de forme, Toulouse se cherche une attaque, un buteur. Le TFC n'a inscrit qu'un but lors des cinq derniers matches de Ligue 1. Curieuse coïncidence, le Suédois Johan Elmander, victime d'une élongation à la cuisse, est absent depuis cinq rencontres. Pas un hasard car le lien de cause à effet est évident. Depuis le début de saison, les Haut-Garonnais inscrivent quasiment deux fois moins de buts en l'absence de leur attaquant vedette. Certes Elmander n'a inscrit que trois buts en dix titularisations.
Mais son travail considérable, sa capacité à user la défense adverse, sa faculté à percer les rideaux défensifs les plus hermétiques mais aussi sa renommée contribuent à libérer des espaces pour ses coéquipiers. Une présence donc indispensable. Depuis sa blessure, Toulouse a dégringolé de la dixième à la seizième place du classement de Ligue 1 et sur la scène continentale les Violets ont tour à tour chuté à Leverkusen (1-0) puis à domicile face au Sparta Prague (2-3). Au total, sans son Suédois, le TFC reste sur quatre défaites et trois nuls, une misère.
Son retour arrive à point nommé alors que l'attaque toulousaine souffre donc d'une inquiétante apathie : "C'est notre préoccupation dans l'immédiat et pour les cinq rencontres de championnat que nous devrons jouer au mois de décembre", estime ainsi Elie Baup. André-Pierre Gignac a bien du mal à peser au sein du collectif des Violets. Deux buts en treize apparitions, bien maigre pour l'une des révélations de la saison dernière. Autre recours, le Tunisien Santos. Un an que l'ancien buteur de Sochaux n'avait pas connu les joies de la titularisation. Face à Monaco samedi, il a semblé un peu léger, en manque de repère et de temps de jeu.
Changement de système ?
Derrière le Suédois, le désert donc ou presque. L'activité débordante d'Emana ne peut pas suffire à combler tous les manques... Pour remédier à ses carences offensives le coach à la casquette pourrait expérimenter un nouveau système et sortir de son 4-5-1 habituel. Pour gagner en efficacité, il pourrait associer Gignac et Elmander en pointe et donner plus de solutions offensives à un onze qui en manque cruellement. Même si, comme le rappelle justement Elie Baup, "l'animation offensive ne dépend pas de l'organisation, elle dépend de l'animation que mettent les joueurs" .
Il faudra pourtant au TFC retrouver de l'allant offensif. Il en va d'abord de son avenir continental. Voilà 20 ans que le Téfécé n'a pas gagné de match de Coupe d'Europe. Et le déplacement à Zurich s'annonce délicat : les Suisses n'ont plus perdu à domicile depuis la saison 2000-2001 en C3. Autant dire qu'Elmander ne sera pas de trop en Suisse pour briser la loi des séries. Avant de s'attaquer à la Ligue 1 et de sortir l'attaque des Violets de sa torpeur ?
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