ARJEN ROBBEN, vous attendiez-vous à réussir un aussi bon match dimanche à Leipzig ?
A. R. : Je n'avais pas été tellement à mon avantage lors des matches de préparation, il faut le reconnaître. Mais depuis quelques jours, j'éprouve de très bonnes sensations. Tout me sourit. Cela a été le cas dimanche et le fait d'inscrire ce but si important pour l'équipe a provoqué chez moi une immense explosion de joie. J'ai eu une telle montée d'adrénaline que j'en ai très mal dormi. Nous avions besoin de gagner ce premier match, c'est un soulagement pour toute l'équipe.
Avez-vous été affecté par les critiques de Robin van Persie qui vous juge trop égoïste sur le terrain ?
A. R. : Je ne pense pas qu'il y avait d'intention malsaine dans les propos de Robin. Je n'ai pas d'autre commentaire à faire. Ce qui est vrai c'est que tout ne fut pas parfait. Il y a beaucoup de choses à modifier pour nous améliorer. Mais je retiens que l'on s'est battu ensemble pour la conquête des trois points et que nous préparons notre prochain match dans une excellente ambiance.
Comment appréhendez-vous le rendez-vous face à la Côte d'Ivoire ?
A. R. : Il s'agit d'un adversaire très costaud qui sera dos au mur avec l'obligation d'aller de l'avant, d'attaquer pour s'imposer. Ce sera peut-être un avantage pour nous. Il faudra rester calme. Même si l'équipe est composée de jeunes éléments, la plupart des garçons ont déjà de l'expérience, notamment grâce aux matches de Ligue des Champions.
Jusqu'où peuvent aller les Néerlandais dans cette Coupe du monde ?
A. R. : Nous possédons un groupe très fort. Nous pensons collectivement, en jouant très compact, je suis très confiant. Les Pays-Bas possèdent le potentiel joueurs pour aller très loin dans la compétition. Mais il faut rester lucide. Dans notre groupe, ce sont peut-être des détails qui feront la différence. Ce serait dommage de bien jouer mais de tout perdre pour une seconde d'inattention.
Le sélectionneur Marco Van Basten prétend que ce Mondial pourrait être le votre. C'est aussi votre sentiment ?
A. R. : Cela fait déjà un petit temps qu'il a déclaré cela... On verra. Ce qui est sûr, c'est que je me sens bien, très frais sur le plan physique. Après, on verra... Mais il est clair que le Mondial, c'est l'endroit idéal pour montrer au monde entier ce que l'on vaut comme footballeur. Les meilleurs sont là. C'est très motivant de se mesurer aux grands joueurs pour finalement tenter d'en devenir un soi-même.
Votre club, Chelsea, est très actif sur le marché des transferts et a déjà acquis deux attaquants (Kalou et Shevchenko). Cela vous inquiète-t-il ?
A. R. : Franchement, non. La concurrence fait partie du milieu du football et personnellement, je n'ai peur de personne. Mais je ne pense pas encore à la saison prochaine. D'abord le Mondial, puis de bonnes vacances et il sera alors temps de penser à la saison prochaine.
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