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"Se souvenir de 74 et 88"
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Publié 11/06/2006 à 07:00 GMT+2
Marco van Basten voudrait que les bonnes performances passées des Pays-Bas sur le sol allemand "en 1974 et en 1988 ne soient pas une coïncidence". Après avoir rajeuni son équipe, le sélectionneur rêve d'une formation Oranje brillante dès dimanche face à l
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MARCO VAN BASTEN, comment vous sentez-vous à quelques heures de votre premier match de Coupe du monde dans la peau d'un sélectionneur ?
M.V B. : Un peu nerveux, tendu. Mais, c'est normal. Je suis impatient que cela commence. Les joueurs aussi, c'est logique. L'attente des supporters est grande. La pression des journalistes est là. La nervosité avant ce premier match est un phénomène classique. Mais quand l'arbitre aura donné le coup d'envoi, tout le monde va se relâcher.
Les Pays-Bas se sont toujours très bien comportés en Allemagne : finalistes du Mondial 74 et vainqueurs de l'Euro 88. Peut-on croire en une nouvelle belle performance de vos couleurs cet été ?
M.V B. : J'espère en effet que nos performances en 1974 et 1988 ne resteront pas comme des coïncidences et que nous confirmerons que nous nous sentons bien lorsque nous jouons en Allemagne. Nous devons profiter de l'avantage d'être si près de chez nous. Nos supporters font le déplacement en masse. Nous sentons cet enthousiasme qui est très porteur. Aux joueurs d'en tirer le meilleur. Finalement, évoluer en Allemagne, c'est un peu comme si nous jouions au pays. Sauf qu'ici, il y a les montagnes en plus (les Néerlandais sont logé à Hinterzarten, dans la Forêt noire, ndlr).
Beaucoup de vos joueurs sont très jeunes. Est-ce que ce sera un handicap ?
M.V B. : Si nos joueurs d'expérience, notamment van der Sar, Cocu, van Bronckhorst et van Nistelrooy ne se blessent pas, ce ne sera pas un problème. Car les jeunes seront alors très bien encadrés. Moi-même, je compte beaucoup sur les anciens. Je n'hésite jamais à prendre leur avis lorsqu'il s'agit de décider de certaines options tactiques.
Après le dernier match de préparation contre l'Australie, cinq de vos vingt-trois joueurs étaient blessés. A ce moment avez-vous pensé devoir bouleverser votre sélection ?
M.V B. : J'ai douté, oui. Quand j'ai vu l'état de Sneijder ou de Cocu, j'ai eu peur. C'est pour cela que j'ai fait appel à deux remplaçants potentiels (Stijn Schaars et Nigel de Jong). Mais aujourd'hui tout va mieux et je pense que tous mes joueurs seront prêts pour dimanche. J'ai d'ailleurs déjà mon équipe en tête qui sera grosso modo celle qui a disputé l'essentiel des derniers matches amicaux. Je dois simplement encore être complément rassuré sur l'état physique de certains joueurs.
Comment allez-vous aborder tactiquement le match face à la Serbie-Monténégro ?
M.V B. : D'après ce que je sais de cette équipe, elle évolue en 4-4-2, classiquement, avec deux attaquants dangereux. Je pense que Kezman et Milosevic vont jouer ensemble. Nous sommes convaincus qu'il s'agit d'une opposition de taille avec une très solide défense. C'est une très belle organisation et ce sera dur de leur mettre un but.
Dans ce "groupe de la mort", vous avez impérativement besoin d'une victoire ?
M.V B. : Nous avons beaucoup de respect pour cet adversaire mais nous allons tout faire pour saisir l'occasion de les battre. Nous avons bien étudié leur jeu mais nous songerons d'abord à jouer notre football. Dans ce groupe C très difficile, il faudra jouer chaque match pour le gagner. Il y a de fortes chance que nous débutions la partie avec l'équipe régulièrement alignée ces derniers temps.
Les Pays-Bas peuvent-ils passer ce premier tour ?
M.V B. : Les joueurs ont un bon état d'esprit. En qualification, nous avons dominé des équipes de qualité comme la République tchèque, le Roumanie ou la Finlande. Ce n'est pas rien. Mais en football, rien n'est jamais acquis.
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