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Abidal, l'axe faible ?
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Publié 03/09/2011 à 22:57 GMT+2
Référence mondiale à gauche, Eric Abidal a ravivé les interrogations sur son aisance dans l'axe de la défense en Albanie (1-2), vendredi. Loin de son niveau à Barcelone, il laisse entendre qu'il ne fait que dépanner à ce poste. C'est qu'il devrait encore faire en Roumanie aux côtés de Rami, mardi.
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Si la France s'est imposée en Albanie (1-2), sa défense a fait naître des inquiétudes. Notamment sa charnière centrale, une nouvelle fois chamboulée. En l'absence de Philippe Mexès (blessé) et Adil Rami (suspendu), Laurent Blanc a aligné Younes Kaboul et Eric Abidal pour la deuxième fois de suite après le match face au Chili le mois dernier (1-1). Ce manque d'expérience a éclaté au grand jour sur le but de Bogdani à la 46e minute. Un cafouillage qu'Abidal a tenté d'expliquer. "C'est un but qu'on peut largement éviter, a-t-il regretté. Ce n'est pas nous qui choisissons le terrain, ça arrive de glisser. Mais on est deux pour un joueur. Un défenseur peut faire une erreur, mais pas les deux. C'est une erreur de notre part. On aurait pu gérer la situation différemment." Le Barcelonais déplore aussi que "le porteur du ballon n'était pas pressé. A nos défenseurs de protéger la profondeur. Chose que l'on a faite mais trop tard".
A Tirana, ce but a donc symbolisé une sorte de faillite collective de la défense. Mais Abidal refuse de mettre ce constat sur le compte d'un manque de complémentarité avec Kaboul. "On n'a pas joué beaucoup de matches ensemble, mais ce sont des automatismes qu'on a en défense centrale, a-t-il justifié. C'est pareil en club. La profondeur, c'est ce qu'il y a de plus important. Il ne faut surtout pas se faire prendre dans le dos parce que sinon l'attaquant se retrouve directement en un contre un avec le gardien." Autrement dit, le Blaugrana manque de repères en défense centrale, où il a pourtant débuté la saison en club en raison des blessures. "Le poste reste le même, mais beaucoup de choses changent entre le club et la sélection, explique-t-il. Il faut énormément d'adaptation, de communication. J'ai essayé de le faire avec Younes. Il est fort sur l'homme et moi moins. Quand on est au duel, je préfère couvrir du coup. Chaque joueur aimerait jouer comme en club, mais ce n'est pas possible."
"Je suis là pour jouer à gauche mais..."
A Barcelone, Abidal brille en effet à gauche. En équipe de France, en revanche, il a rarement éclaté dans l'axe. Un fait qu'il reconnaît volontiers. Lorsqu'on lui demande comment il s'est senti à ce poste vendredi, sa réponse en dit long. "Ça va à partir du moment où on gagne et que je ne prends pas de carton rouge, sourit-il. Les actions se ressemblent, mais j'ai été un peu plus intelligent cette fois sinon je l'accrochais." Une référence à son expulsion face à l'Italie lors de l'Euro 2008 qui le poursuit encore aujourd'hui. En Serbie, lors des éliminatoires pour le Mondial 2010, ou encore face au Mexique, lors de la phase finale, il avait d'ailleurs confirmé les doutes sur son aisance en charnière centrale. Voilà donc le débat relancé. "Ça évolue. Certains joueurs sont là pour ce poste. Moi, au départ, je suis là pour jouer à gauche. J'ai joué de temps en temps en club à ce poste, mais je ne suis pas là pour débattre", préfère-t-il botter en touche.
Alors, à quel poste évoluera l'ancien Lyonnais en Roumanie ? Adil Rami aura purgé sa suspension. A priori, il prétendra à une place de titulaire. Laurent Blanc devrait alors sacrifier Kaboul. D'abord, parce que le joueur de Tottenham est davantage passé à côté en Albanie. Ensuite parce qu'Abidal présente malgré tout plus de garanties à ce niveau aux côtés de Rami. Pourtant, l'intéressé n'a visiblement aucune envie de s'installer durablement dans l'axe. Il est là pour dépanner. "Ça n'est pas mon rôle de vouloir m'imposer à ce poste-là, insiste-t-il. L'entraîneur l'a répété. Il m'avait pris pour me faire jouer à gauche. Aujourd'hui, il y a des suspendus, des blessés. Je ne vais pas dire que ces postes appartiennent à Adil, Philippe, Younes ou Sakho. Mais quand il faut jouer, on essaye d'être le meilleur possible." Pour lui, l'essentiel est ailleurs : "Peu importe où je joue si je dois jouer. Peu importe la défense que le sélectionneur va aligner. Le plus important, c'est le groupe. Ça a toujours été la mentalité. Parce que, à l'Euro, on ira tous ensemble."
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