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Mexès : "On a déconné"
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Publié 04/09/2010 à 01:33 GMT+2
Pour Philippe Mexès, la défaite face à la Biélorussie (0-1) est une "injustice". Mais le défenseur reconnaît que les Bleus ont été "trop naïfs". S'il espère désormais que l'équipe de France saura se ressaisir en Bosnie, mardi. le Romain estime malgré tout qu'il faut du temps pour reconstruire.
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PHILIPPE MEXES, cette défaite face à la Biélorussie est un premier coup dur...
P.M. : C'est un gros coup de massue. On a perdu une bataille, malheureusement, mais on n'a pas perdu la guerre. Il y a un match dès mardi, c'est à nous de relever la tête le plus vite possible. C'est malheureux... Devant notre peuple, notre public, le Stade de France, on attendait beaucoup de cette équipe de France et on démarre par une défaite. C'est une grosse déception. On a été naïfs sur certains points du jeu. Ce sont des erreurs qu'on ne devra plus reproduire par la suite. Et ce, dès mardi. Il y a beaucoup de déception mais il ne faut pas se lamenter sur notre sort et se relever le plus rapidement possible.
Y a-t-il toutefois des motifs d'espoir ?
P.M. : Après une défaite, dire qu'il y a des notes d'espoir, c'est assez délicat. Collectivement, il y a des choses qui n'ont pas été. Si on regarde le résultat, on ne peut pas se satisfaire d'une défaite à domicile, d'autant plus contre la Biélorussie. Je n'ai rien contre eux mais, voilà, on est l'équipe de France et perdre à domicile contre eux, c'est rageant.
Vous vous attendiez à ce que ce soit aussi difficile ?
P.M. : On est en reconstruction. Mais, toute la semaine, on avait très bien travaillé, les entraînements s'étaient très bien déroulés. Ce soir (vendredi), on est tombé sur une équipe qui a joué regroupée derrière à attendre les contre-attaques. On le savait. C'est rageant. Il faut éliminer les mauvais esprits et repartir parce que c'est bizarre, tout ça....
C'est-à-dire ? Vous trouvez cette défaite injuste ?
P.M. : Bien sûr. Ce soir, c'est injuste de perdre vue la physionomie du match. Mais bon, on ne va pas se lamenter. On a déconné et puis voilà. On ne va pas s'attarder là-dessus. C'est passé, malheureusement. Maintenant, il faut se ressaisir.
Que manque-t-il à cette équipe de France ?
P.M. : La confiance. Gagner. Elle a besoin de se rassurer. Avec la confiance, tu peux faire beaucoup de choses. L'équipe a besoin de victoires, de résultats, et non pas de bien jouer. Ce qui peut nous faire remonter la petite pente, c'est gagner dès mardi afin d'avoir un résultat positif pour avoir un peu plus de confiance.
Elle manque aussi d'automatismes ?
P.M. : Oui. Même si on en a eu. On a eu le temps de travailler durant la semaine. On n'est pas à plaindre. Le coach a une équipe à rebâtir, et ça ne se fait pas du jour au lendemain. On ne va pas trouver sur le marché un Zidane, un Laurent Blanc, un Desailly, un Thuram, du jour au lendemain. Il faut du temps. Il faut croire dans le sélectionneur et les joueurs et faire avec.
Par rapport à la Norvège, comment évolue votre entente avec Adil Rami ?
P.M. : Très bien. On s'entend très bien. C'était d'ailleurs déjà la cas en Norvège. Maintenant, il y a des automatismes à prendre. Ce soir, on a pu apprendre à se connaître un peu plus. Je suis très satisfait. Je pense qu'il est aussi satisfait que moi. Mais il ne faut pas s'attarder sur une charnière centrale, un arrière gauche ou un arrière droit. Je pense que c'est collectif qui primera. Ensuite, que ce soit en charnière centrale ou au milieu, les individualités sortiront dans la lumière. Mais, aujourd'hui, c'est tout un groupe qui doit croire en ses qualités et gagner.
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