"On a un très bon groupe"

Eurosport sur Google

Jérémy Menez, qui reconnait avoir ressenti beaucoup de pression vendredi, estime que perdre face à la Biélorussie (0-1) "ne fait pas désordre". Pour le Romain, la mission dévolue à ces nouveaux Bleus est compliquée mais que l'apprentissage dans la douleur est un passage obligé.

Eurosport

Crédit: Eurosport

JEREMY MENEZ, après cette défaite face à la Biélorussie, que ressentez-vous ? Est-ce l'abattement ou le sentiment de révolte qui prédomine ?
J.M. : On est tous déçus. Après, je le dis, on a un très bon groupe. Et mardi soir, il faudra faire preuve de révolte et montrer que vendredi, ce qui s'est passé n'était qu'une erreur. On a pris une contre-attaque. Nous aurions pu éviter cela. Mais c'est souvent dans ces moments difficiles que naissent les bons groupes.
Quel rôle Laurent Blanc vous avait-il assigné en début de match ?
J.M. : J'étais plutôt à droite. Après, je me suis plutôt retrouvé derrière Guillaume (Hoarau). Moi, personnellement, cela ne me déplait pas de jouer à droite ou à gauche. Mais l'idée était de se retrouver à trois au milieu et resserrés.
La sortie de Loïc Rémy vous a-t-elle désorganisés ?
J.M. : Il est vrai que l'on avait travaillé un certain schéma à l'entrainement... Mais il faut savoir s'adapter et Mathieu (Valbuena) est entré. Quoi qu'il en soit, c'est une défaite qui fait mal à tout le monde. Il faut maintenant se ressaisir.
Cela fait quand même désordre de perdre à domicile face à la Biélorussie. Non ?
J.M. : Non, ça ne fait pas désordre. On est nouveaux en équipe de France. Il faut qu'on soit solidaires. Tout le monde sait qu'il y a de la qualité dans ce groupe. Maintenant, à nous de le montrer tous ensemble.
Vous dites que vous êtes des nouveaux. Les débuts en équipe de France sont-ils difficiles à supporter ?
J.M. : On est plus médiatisés. On joue devant notre pays. Après tout ce qui s'est passé, on veut bien faire. Mais ce n'est pas facile. Sur le terrain, on s'est bien battus. Il faut garder ce point positif.
Du banc, vous sentiez venir ce but biélorusse ?
J.M. : Non, franchement. On n'avait pas été inquiétés plus que cela. On a eu le ballon quasiment durant toute la seconde période. Mais comme l'avait dit le coach, quand on sent que l'on ne peut pas marquer, il ne faut pas en prendre. Malheureusement...
Vous avez joué vendredi votre premier match officiel avec le maillot bleu sur les épaules. Cela change quelque chose ?
J.M. : Hier (vendredi), j'ai ressenti beaucoup de pression. Je n'ai pas pu montrer ce que je voulais faire. Mais c'est dans ces matches-là que l'on apprend...
La France a bénéficié de pas mal de coups de pied arrêtés. Les années passent et le souci est récurrent. Malgré de beaux gabarits, l'équipe de France ne s'impose pas dans les airs...
J.M. : C'est dommage car il y a en effet des bons gabarits mais je crois qu'il y un manque de réussite. D'un peu de tout. C'est ce qui fait que l'on ne marque pas. C'est désolant car ces situations peuvent débloquer les matches.
La Bosnie-Herzégovine, vous en attendez quoi ?
J.M. : Je pense que cela va être très dur là-bas. Mais c'est dans ce genre de rencontres et avec ce type de difficultés que l'on apprend.
Etre au pied du mur au bout d'un match, c'est quand même dur...
J.M. : Bien sûr que c'est dur. C'est difficile mais on est débutants. On le sait mais c'est en jouant ces matches que l'on apprendra petit à petit.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité