"Je suis parti parce que mon employeur ne voulait pas me renouveler", a déclaré Laurent Blanc sur le plateau de Canal +, en réponse à une question sur les raisons de son départ dans la foulée d'un Euro terminé par une défaite en quarts de finale face à l'Espagne, futur vainqueur (2-0). "Dans un projet sportif, il y a deux personnes qui peuvent décider, l'employeur et l'employé. Si je n'ai pas été renouvelé, c'est qu'il n'y a pas eu d'accord commun pour continuer entre l'employeur et l'employé", a-t-il ajouté. "Quand ton employeur met du temps, du temps, du temps, tu finis par décider pour lui. La proposition n'est jamais venue", a-t-il encore déclaré.
Laurent Blanc avait renoncé à son poste de sélectionneur quelques jours après une réunion avec le président de la fédération française de football Noël Le Graët. "Lors de nos entretiens du 28 juin, nous ne sommes pas parvenus à trouver un terrain d'entente autour du management de l'équipe de France pour les deux saisons à venir", avait-il expliqué dans un texte transmis à l'AFP. "Dans ces conditions, et au terme du délai de réflexion supplémentaire convenu, je n'ai pu que lui confirmer, ce samedi 30 juin, ma décision de ne pas demander le renouvellement du contrat qui me liait à la FFF", poursuivait-il.
"Pas à cause des joueurs"
Mercredi, il a affirmé que son départ n'était "pas à cause des joueurs". A l'issue de l'Euro, Samir Nasri, Jérémy Ménez, Yann M'Vila et Hatem Ben Arfa étaient passés devant la commission de discipline de la FFF pour divers problèmes de comportement. Nasri avait été suspendu trois matches et Ménez un match. Suspension purgée, Nasri pourrait être rappelé jeudi par le nouveau sélectionneur Didier Deschamps pour le match amical contre le Japon et celui qualificatif pour le Mondial 2014 contre l'Espagne (12 et 16 octobre). "C'est son problème" a estimé Blanc à propos de l'opportunité pour Deschamps de faire appel à Nasri.
"Quand on est sélectionneur, on voit tout le monde donner son avis, ceux qui sont compétents et ceux qui sont incompétents. Et on se bat contre ça, alors je ne vais pas faire comme les autres", a-t-il ajouté. Laurent Blanc a tout de même reconnu des "regrets sportifs" à l'issue de cet Euro. "On avait moyen de faire mieux notamment en battant la Suède (défaite 2-0 lors du dernier match de poule, ndlr). C'est le gros regret de l'Euro", a-t-il dit. "Mais l'expérience vécue à l'Euro servira à l'équipe de France et au sélectionneur en place. On a vu le comportement de certains de ces joueurs en phase finale, il faudra en tirer des conséquences", a-t-il estimé.
- Plus d'infos



AFP

























