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TFC : en quête d'équilibre
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Publié 01/08/2012 à 09:19 GMT+2
Les stats officielles de L1 le confirment : le TFC doit poursuivre ses progrès dans le jeu, devenir plus efficace et rester solide.
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Huitième des deux derniers exercices, Toulouse "essaie de monter le niveau chaque saison". Voilà ce que nous confiait Alain Casanova le 18 juillet. "Depuis trois-quatre ans, nous disait le coach du TFC, on met en place un style de jeu. C'est un projet de longue haleine. Un match peut vous ramener à la réalité. Mais les joueurs connaissent parfaitement le projet. Ils s'y identifient totalement." D'autant plus que cet été, le TFC n'a pas fait de folies sur le marché des transferts. Cette "stabilité forcée", Casanova entend exploiter pour "décrocher un maintien confortable, avant de viser plus haut". La réussite des Violets dépendra de leur faculté à franchir d'autres paliers dans le jeu, à gagner en adresse devant le but adverse et à préserve leur robustesse défensive. Sacrés chantiers en perspectives.
. DANS LE JEU, IL Y A DU MIEUX
Alain Casanova en a fait son cheval de bataille : le TFC doit développer du beau jeu, histoire de décoller cette étiquette tenace d'équipe frileuse. A chaque saison, l'entraîneur toulousain relève "des progrès". Confirmés par les chiffres. Avec une moyenne de 588 ballons joués par match, le TFC 2011-2012 figurait au sixième rang hexagonal dans ce domaine. Derrière Lille, Marseille, Paris, Lorient et Lyon. Mais devant Rennes, Montpellier, Bordeaux et Saint-Etienne, pour ne citer qu'eux. Toulouse était aussi la sixième formation de L1 en nombre de passes par rencontre. Ces deux indicateurs traduisent bien la volonté des Violets à construire davantage leurs actions. Sans renier leur nature profonde : Toulouse reste une équipe taillée pour le contre, qui maîtrise mieux le ballon dans son propre camp (54,5% de possession) que de l'autre côté de la ligne médiane. Casanova en convenait d'ailleurs lorsque nous l'avons interrogé mi-juillet : "on manque encore d'audace dans nos actions collectives".
. DEVANT, IL Y A DU BOULOT
Cette saison encore, Toulouse courra après son efficacité offensive. Elle lui fait tant défaut depuis le départ d'André-Pierre Gignac. C'est un mal récurrent, que déplore Alain Casanova. L'an dernier, le TFC possédait, du haut de ses 37 petits buts inscrits en 38 matches, la 18e attaque de Ligue 1. Avec seulement cinq réalisations, Emmanuel Rivière et Umut Bulut en étaient les -modestes- fers de lance. Cette stérilité offensive s'explique : en nombre de tirs par rencontre, les Violets sont dans la moyenne, bien calés à la 11e place. Problème, ils ne cadrent que 34,6% de leurs tentatives. Soit le 16e bilan du Championnat. Ce n'est pas faute de multiplier les centres (16,4 en moyenne par match, soit, là encore, le sixième score de l'élite). Si les Haut-Garonnais ne ménagent pas leurs efforts pour amener le danger devant le but adverse, ils manquent cruellement de précision dans leurs centres. La saison passée, seuls 19,2% sont arrivés à destination.
. DERRIÈRE, C'EST DU SOLIDE
Défensivement, le TFC promet d'être fidèle à sa réputation : autrement dit, les attaquants du Championnat risquent de se casser les dents sur un mur très difficile à contourner ou à percer. L'an passé, l'arrière-garde toulousaine n'a encaissé que 34 buts en 38 matches. Autant que celle de Montpellier, avec laquelle elle truste la première place des défenses. Les Violets sont en revanche sans rival dans l'art de la récupération. La saison dernière, ils étaient les meilleurs de l'élite au regard du nombre moyen de ballons gagnés par match. Cet excès d'engagement, ils le paient en coups de sifflet. Avec une moyenne de 18,2 fautes par rencontre, le TFC était la formation la plus sanctionnée en 2011-2012. En 2012-2013, il devra apprendre à se canaliser.
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