Mais où va Rennes ?

Eurosport sur Google

Malgré un début d'exercice réussi, Rennes sombre depuis le début du mois de novembre avec six défaites et un nul toutes compétitions confondues. Les raisons de ce trou noir sont nombreuses et inquiètent de plus en plus. Etat des lieux d'un club en plein d

Eurosport

Crédit: Eurosport

. UNE SITUATION QUI INQUIETE.
Souvenez-vous l'année dernière. Après un début de saison catastrophique, Rennes pointait à une piteuse 12e place à la 15e journée. Avec surtout neuf longueurs de retard sur le quatrième. Aujourd'hui, le Stade est septième avec deux petits points de moins que Le Mans, le premier au pied du podium. Une situation plus confortable. Et pourtant, les supporters bretons font grise mine. La raison : un mois de novembre noir qui a plombé les rêves des Rouge et Noir.
Troisième du championnat grâce à une victoire prometteuse à Lens (1-2) lors de la 12e journée, le Stade Rennais n'a plus mis une jambe devant l'autre ensuite. Quatre défaites de rang en championnat, une élimination en Coupe de la Ligue contre Valenciennes et deux prestations ridicules en Coupe de l'UEFA (nul à Brann-Bergen et revers à Hambourg) ont assombri le tableau rennais jusqu'à plonger le club en plein doute.
. UNE WILTORD-DEPENDANCE.
La chute libre bretonne a commencé à un moment bien précis : après la blessure de Sylvain Wiltord face à Lens. Avant cette élongation au mollet, l'international de 33 ans restait sur trois buts en trois matches et portait Rennes sur ses épaules avec Jérôme Leroy. Depuis sa blessure, Rennes n'a trouvé qu'une seule fois le chemin des filets et encore sur penalty. De là à penser qu'une Wiltord-dépendance s'est installée, il n'y a qu'un pas que l'on franchit allégrement. Son retour n'a d'ailleurs rien amélioré. Ses coéquipiers le cherchent trop souvent et oublient des possibilités plus opportunes alors que Nino n'a pas encore retrouvé son niveau. Et ce n'est pas la baisse de régime de Jérôme Leroy qui arrange les affaires bretonnes.
. LA DEFENSE EN DEROUTE.
C'était l'un des points forts des Bretons depuis le passage de Laszlo Bölöni. Si leur attaque n'a jamais été flamboyante, les Rouge et Noir ont toujours pu s'appuyer sur une solidité défensive à toute épreuve pour jouer les trouble-fête ou sauver les meubles ces dernières saisons. Mais voilà, la situation a bien changé en quelques semaines. Neuf buts encaissés lors de leurs quatre dernières sorties en L1, deux en Coupe de la Ligue et trois contre Hambourg, on ne peut plus parler de défense mais de passoire. Petter Hansson est trop lent, Erik Edman hors de forme et les blessures de John Mensah, Etienne Didot et Stéphane M'Bia ont privé les Rennais d'impact physique pendant longtemps. Le temps de Bölöni semble bien loin...
. DREOSSI EN QUESTION ?
Si le recrutement de Pierre Dréossi a été salué dans un premier temps, il laisse désormais parfois songeur. Surtout dans l'utilisation que le manager breton fait de ses recrues. Mis à part Fanni, Wiltord et Leroy, un constat d'échec s'installe même. Mickael Pagis n'arrive pas s'adapter, Emerson n'a joué que trois bouts de matches et Hansson n'est pas un roc. Mais c'est surtout dans son coaching que Pierre Dréossi surprend de plus en plus. Face à Valenciennes, le manager breton a ainsi aligné quatre attaquants avec Wiltord en pointe. Une stratégie qui a fait le bonheur d'Abdeslam Ouaddou. "Wiltord est plus facile à tenir que Jimmy (Briand) qui bouge beaucoup, part dans tous les sens et sait bien garder le ballon dos au but, a expliqué l'ancien Rennais dans Ouest-France. J'aurais plus souffert avec lui". Une mauvaise passe qui ne devrait toutefois pas remettre en cause Dréossi. "C'est une recette éculée", avoue ainsi Frédéric de Saint-Sernin au sujet d'un éventuel changement d'entraîneur.
. DANS L'IMPASSE ?
Aujourd'hui, un constat s'impose : Rennes doit sortir au plus vite de cette spirale infernale. Pour cela, il faudra des ressources mentales pour retrouver confiance et une solidarité à toute épreuve. Et là, ça semble coincer. Visiblement, le vestiaire n'est plus aussi soudé qu'avant. Certains ont même montré leur agacement ces derniers temps. "C'est un club différent de ceux que j'ai connu, avance Daniel Moreira dans L'Equipe. L'ambiance n'est pas familiale. Ici, ça ne rigole pas. Et quand les résultats ne sont pas là, ça rigole encore moins." "On a pu voir que l'on était un petit club, une petite équipe et surtout de petits joueurs", ajoute Cheyrou. L'ambiance est lourde. Reste à savoir si les recrues (Wiltord, Pagis...) sauront apporter leur expérience pour rebondir... Réponse conte Strasbourg samedi.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité