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"Envie que ça continue"
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Publié 13/05/2009 à 00:00 GMT+2
Après une coupure de dix jours, les Girondins de Bordeaux et Fernando abordent le sprint final dans la sérénité. Avant de défier Valenciennes, mercredi lors de la 35e journée, tout va bien pour les Girondins, qui ne veulent toujours pas parler de titre ouvertement.
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FERNANDO MENEGAZZO, on vous sent calmes, pas du tout excités à l'approche de cette fin de saison...
F.M. : Si on a la sérénité, cela ne veut pas dire qu'on n'est pas conscient de la situation. On a quatre matches pour essayer d'atteindre quelque chose d'exceptionnel. Des problèmes, on n'en a pas, à part des petits bobos, des blessures. Quand on vit une série de victoires, c'est toujours bien. La victoire empêche les problèmes d'arriver dans un groupe. Depuis sept matches, on ne perd pas et on a juste envie que ça continue.
Vous aviez déjà enchaîné une belle série en janvier avant de baisser de rythme. Etes-vous à l'abri d'une rechute ?
F.M. : En janvier, on proposait un très beau jeu, on gagnait et tout d'un coup, on a eu une baisse terrible en février. On est tous conscient que pour gagner un match il ne suffit pas de dire que l'on a un beau jeu, qu'on a gagné sept matches, qu'on a mis 4-0 à Paris à la maison. C'est ça le match qui a un peu enflammé tout le monde. C'est en train de nous servir maintenant, cela nous permet d'avoir toujours les pieds sur terre.
A quel genre de match vous attendez-vous à Valenciennes ?
F.M. On n'a jamais eu de matches faciles là-bas, on y a même perdu. Ce n'est pas parce que les joueurs de Valenciennes sont déjà maintenus qu'ils seront moins motivés. Les joueurs ont envie de se mettre en vitrine, ont besoin de se montrer. On s'attend à un match difficile.
Quel est le plus grand danger pour Bordeaux aujourd'hui ?
F.M. : Marseille, Lyon qui est derrière, à portée, les adversaires que l'on a à jouer. L'équipe qui ne fera pas le plein risque de perdre le titre. On n'aura pas de matches faciles même si on joue contre des équipes qui ne jouent pas grand chose. On sait que l'on n'a pas d'écart avec les autres équipes, contrairement à l'étranger. Quand on voit Liverpool jouer à l'extérieur, on a l'impression qu'ils sont à la maison car il y a tellement d'écart et de qualités. En France, malheureusement, il n'y a pas ça. Tous les adversaires peuvent être un problème d'ici à la fin de saison mais c'est à nous de bien se préparer et d'imposer notre jeu.
Lyon est encore un adversaire pour vous ?
F.M. : Lyon est à sept points mais si on perd mercredi et qu'eux gagnent, ils reviennent à quatre points avec trois matches à jouer. On n'est pas mathématiquement hors de portée de Lyon. Le jour où on atteindra la deuxième place officiellement, on ne pensera qu'à Marseille, même si on pense déjà à Marseille.
C'est par superstition que vous ne voulez toujours pas parler de titre ?
F.M. : Cela a marché jusque-là, pourquoi changer ? Nous, on a des objectifs qui ne sont pas encore atteints, on n'est pas sûrs d'être deuxièmes à la fin du championnat. On n'a pas de raison de changer ça.
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