L'EQUIPE EN HAUSSE :
Auxerre (9e)
Auxerre a retrouvé le sourire. Une semaine après avoir fait tomber Lyon à Gerland (0-2), l'AJA a confirmé contre Le Mans (2-0). Mis sur les bons rails par l'incontournable Jelen, les Auxerrois, très appliqués au pressing, ont signé une cinquième victoire sur leurs sept derniers matches. Une belle série qui leur permet de voir l'avenir plus sereinement. Avec 37 points au compteur, l'équipe icaunaise, qui pointe à la neuvième place du championnat, n'est plus très loin des 42 nécessaires au maintien. "Avec six points en deux matches nous nous sommes bien repositionnés au classement et c'est parfait psychologiquement avant la trêve internationale", se réjouit Jean Fernandez.
L'EQUIPE EN BAISSE :
PSG (6e)
Quelle dégringolade ! Tout va très vite actuellement en Ligue 1. Et surtout dans le haut de tableau. Deux victoires et un club peut revenir dans le trio de tête comme Bordeaux. Paris vient de vivre l'expérience inverse. Deuxième de L1 à l'aube de la 28e journée avec un petit point de moins que l'OL, le PSG a pris deux claques de suite contre l'Olympique de Marseille au Parc des Princes (1-3) puis à Toulouse dimanche (4-1). Deux terribles revers qui font plonger le club de la capitale à la sixième place de L1. Les coéquipiers de Claude Makelele pointent désormais à quatre longueurs de l'OL. Le titre s'éloigne... Et la trêve internationale arrive au bon moment pour faire le point.
LE JOUEUR :
Une fois de plus, le LOSC a pu s'appuyer sur son Brésilien. Incroyable de précision et d'efficacité, Michel Bastos est intenable en ce moment. Face à Grenoble (2-1), il a inscrit son 12e but de la saison, un penalty du plat du gauche tiré sur le poteau gauche de Wimbée. Il a aussi délivré une passe décisive pour Vittek, sa 10e en Ligue 1. Impliqué dans 54 % des buts de son équipe, il reste sur une série incroyable de cinq buts en cinq matches (trois en championnats et deux en Coupe de France). Bastos n'est pas étranger à la belle 5e place des Nordistes. "C'est vrai que c'est bien pour moi, mais si je peux rendre service à mon équipe, je le fais volontiers. Il y a la possibilité d'aller chercher une place intéressante dans cette fin de saison. Continuons à nous donner à fond et à nous battre jusqu'au bout", espère-t-il simplement.
LE BUT :
Loïc Rémy (Nice)
664 minutes de disette. Depuis sept matches et presque deux mois, Loïc Rémy était resté muet en Ligue 1. Il a mis six minutes pour mettre un terme à cette longue série noire face à Caen. Il peut toutefois remercier Chaouki Ben Saada. Très en jambes, le Tunisien a fait un festival pour offrir à l'ancien Lyonnais son huitième but de la saison. Parti de sa moitié de terrain, Ben Saada a passé en revue six défenseurs caennais avant de décaler Rémy, qui a fait trembler les filets. Seule ombre au tableau : la victoire n'est pas au rendez-vous (2-2)...
LA STAT :
3
C'est le nombre de points qui séparaient avant cette journée Lyon du quatrième, Marseille, Bordeaux et le PSG pouvant prendre la première place. Et c'est le nombre de leaders qu'a connu la Ligue 1 ce week-end. Les Girondins ont commencé par prendre le pouvoir au Havre (0-3). Un règne de courte durée jusqu'à la victoire de Marseille face à Nantes (2-0), samedi soir. Cela faisait dix ans que l'OM ne s'était pas retrouvé en tête de la Ligue 1 à 9 journées du terme de la saison. Mais les Phocéens n'auront goûté qu'une journée aux joies des sommets, le succès de Lyon contre Sochaux (2-0), dimanche, rendant leur trône aux Lyonnais.
LA DECLA :
Jérémy Janot (Saint-Etienne)
"On perd le match face à un concurrent direct, alors que l'on avait l'opportunité de revenir sur eux. Cela fait plusieurs fois qu'on n'y arrive pas. Maintenant, comme je l'ai déjà dit, il y a deux cas de figure. Ou on se morfond et on lâche. Ou on se tourne vers l'avenir et on prend les matchs un par un avec la volonté de ne rien lâcher. Aujourd'hui, c'est un club qui faut sauver. Etre une institution du foot, cela n'immunise pas contre les mauvais résultats et la relégation.
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