Football - Ligue 1
23/12/2009 - 20:43L'OM en queue de poisson

Marseille a bien mal fini l'année 2009. L'OM s'est incliné à domicile face à Auxerre (0-2) lors de la 19e journée de Ligue 1. Les Phocéens sont passés complètement à côté de leur match et cèdent leur deuxième place. C'est leur deuxième défaite de la saison à domicile.
MARSEILLE - AUXERRE: 0-2
Buts d'Oliech (41e, 79e)
Les Marseillais avaient sans doute déjà la tête aux fêtes de Noël. Et pour ceux qui ne s'y voyaient pas encore, c'est avec la gueule de bois qu'ils vont se réveiller au lendemain d'un dernier revers en 2009. Didier Deschamps avait appelé à la remobilisation, mettant tout le monde au vert pour se reconcentrer. Il a plutôt assisté à une démobilisation générale. Le coup d'envoi à peine donné et l'on sentait que les choses allaient mal tourner pour les Phocéens. Bonnart quittait rapidement le terrain, touché à la cuisse (7e). Une sortie prématurée suivie de celle de Lucho, blessé au genou droit sur un tacle (25e).
Entre les deux remplacements, rien à signaler de part et d'autre. Les supporters auront eu largement le temps de juger du fort mistral et des trombes d'eau inondaient Marseille. Car sur le terrain, le néant. Marseillais monopolisait la balle sans rien trouver à en faire. Auxerre, entré péniblement dans la partie, se contentait de presser haut, sans grande agressivité. Ce sont finalement les approximations techniques bourguignonnes et phocéennes qui animaient le début de match. Et à ce jeu-là, l'OM dominait également, à défaut de se créer des occasions de but. Titularisé et animateur principal du jeu olympien, Hatem Ben Arfa était bien la seule éclaircie au-dessus du Vélodrome. Annoncé sur le départ, l'ancien Lyonnais avait besoin d'une bonne performance pour attiser les convoitises. Il aura tout tenté pendant 90 minutes pour porter les siens.
Le fair - play de Birsa
Mais bien seul, Ben Arfa ne pouvait pas grand-chose pour réveiller ses troupes totalement apathiques à l'image d'un Stéphane Mbia transparent tout du long. Comme souvent dans les matches délicats, c'est la défense qui aura donné du souci au tacticien olympien et ses largesses qui auront fait plaisir à ses invités du soir. Des cadeaux avant l'heure dont profitèrent totalement les Auxerrois. Alors que l'OM semblait dominer les débats, l'AJA interceptait le ballon devant Diawara et trouvait son salut en contre par Oliech (0-1, 41e), tout près de doubler la mise dans la foulée sans une intervention in extremis du défenseur central marseillais.
La seconde période était une copie de la première. Une équipe icaunaise patiente, muselée par moment par les multiples assauts adverses, mais capable de capitaliser les erreurs marseillaises. Ben Arfa sur coup franc (55e) ou encore Brandao de la tête (73e) alertaient Sorin. Mais ce n'était que de trop rares occasions d'ébranler la solidité bourguignonne. Car au final, on n'aura rien vu du jeu de l'OM qui lui permit de bousculer l'AC Milan ou de se hisser sur la seconde marche du podium de la L1. Sans inspiration ni collectif, et surtout sans rythme, Marseille termine l'année sur un revers, amplifié par une dernière estocade d'Oliech qui profitait des errements défensifs locaux (0-2, 79e). Décembre fut long pour l'OM, il était temps qu'il s'achève... ce sera au pied du podium, rejoint au classement par son adversaire du jour.
Finalement, la seule note positive dans un match dont on ne gardera rien fut l'oeuvre d'un inattendu duo Philippe Malige-Valter Birsa. Chapeau à l'arbitre de la rencontre et à l'Auxerrois pour leur lucidité et leur fair-play. L'homme en noir avait dégainé un peu trop rapidement un carton rouge à l'encontre de Baky Koné qu'il croyait auteur d'un coup de coude sur Birsa (34e). Devant la contestation du camp marseillais, M.Malige est allé demander à la "victime" ce qu'il en était: juste un télescopage sans mauvaise intention et une expulsion finalement annulée. Une attitude tout à l'honneur des deux hommes.
LA
DECLARATION : Benoît Cheyrou (milieu de Marseille)
"Nous n'avons pas su répondre présent. Ce n'est pas digne. Nous sommes les premiers responsables. Tout le monde doit se remettre en question, à tous les niveaux, et réfléchir de son côté. On a tous compris qu'on a pris une bonne claque ce soir. On prend du retard, mais tout n'est pas joué ce soir".















Vous êtes authentifié comme journaliste :
Commentaires
Actualiser
29 Au 38 sur 38